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Le premier temple Shaolin a été construit en l'an 497 après Jésus-Christ dans la province du Henan. Lors de la construction du temple, les jardiniers de l'Empereur avaient aussi planter des nouveaux arbres. C'est pour cette raison que le temple fut appelé "la jeune(nouvelle) forêt" ou Shaolin en Mandarin. Le Kung Fu a été instauré en l'an 525 avant JC par l'arrivée d'un moine hindoue nommé Bodhidarma(l'Illuminé) ou Tamo en chinois. Tamo était venu en Chine pour rencontrer l'Empereur qui, en ce temps, avait fait traduire les textes bouddhistes par des moines de la région. Son intention était de permettre la pratique de cette religion à toute la population. Bien que ce projet était noble, Tamo ne fut pas d'accord avec le fait que l'Empereur voulais, par cet acte, parvenir au Nirvana : on ne peut pas parvnir a ce but juste par de bonnes actions effectuées, en son nom, par d'autres. De ce désaccord, Tamo parti à la rencontre des moines chargés de la traduction. Arrivé au temple Shaolin, Tamo se vit refuser l'acces. Rejeté par les moines, Tamo entama 9 années de méditation jusqu'à ce que les moines reconnaissent ses prouesses religieuses et l'acceptent au temple. La légende dit que qu'il aurait creuser un trou a travers un des murs de la caverne par son regard constant. Ayant rejoint les moines, Tamo constata que ceux-ci était dans une condition physique déplorable. Tamo leur enseigna donc des exercices physiques et de respiration. Les exercices physiques furent inventés en regardant et imitant les mouvements de différents animaux (dont le tigre, le dragon, le serpent, le léopard et le grue). Tamo avait sélectionné le meilleur de ce que la nature put offrir et les combina dans un systeme mouvement que l'homme peut comprendre et pratiquer. Les exercices de respiration furent développés afin de fortifier les organes internes. Car bien que les exercices physiques permettaient de fortifier le corps et les membres, Tamo savait qu'il avait besoin de garder ses organes sains, ceux-ci fournissant l'énergie nécessaire au fonctionnement du corps. Plus la respiration d'une personne progressait, plus ses organes deviennent fort, cette personne commence alors a developper son "Chi". Le Chi est l'abilité à puiser et utiliser l'énergie vital qui circule à l'interieur du corps. Cette énergie est concentrée en un point du corps situé dans la partie inférieure de l'abdomen appelé "Tan Tien". Tamo a développé ces exercices de respiration qui sont encore utilisé de nos jours dans le Tai Chi Chua, le Yoga et autres formes d'exercices de méditation qui évoluèrent vers un art de martial. Ces exercices ont évolués vers un art martial pour des besoins de defenses. En effet, le temple Shaolin était situé dans un lieu ou rodent bandits et animaux sauvages. Avec le temps, le temple Shaolin devint de plus en plus populaire grace a cet art martial qui y fut enseigné. Non pas que Tamo avait inventé les art martiaux, ceux-ci existaient bien des siecles avant, mais le temple Shaolin avait développé et codifié ces arts dans un style qui lui est propre. Le kung-fu fut transmis de génération en génération. Le moine était initié à tous Ies secrets du combat parallèlement à un enseignement bouddhiste et taoïste. Pour partir du temple, le moine devait surmonter trois épreuves. La première était d'ordre religieux et philosophique. La seconde plaçait l'élève face à des adversaires où il devait prouver sa science du combat. Lorsque ces deux épreuves étaient brillament passées, Ie nlaître l'autorisait à accéder à la troisième épreuve. Il devait traverser un long couloir au bout duquel se trouvait la sortie, mais sur le chemin, 108 mannequins de bois et de fer se mettaient en action par d'ingénieux systèmes. II devait les affrontrer un à un avec précision et rapidité. Enfin, un test ultime de volonté l'attendait. Le moine devait déplacer, en étreignant de ses avant bras, une urne chauffée au fer rouge pesant deux cents kilogrammes qui bloquait la sortie. Il se gravait alors à jamais les sceaux de shaolin : le dragon et le tigre qui inspirait Ie respect, car aux yeux de tous, ces marques indélébiles signifiaient la parfaite maitrise de soi. Mais n'y a-t-il pas contradiction entre le principe bouddhiste de non violence et cette légendaire technique de combat ? En fait, un moine Shaolin n'était jamais un attaquant, et il n'utilisait jamais la technique la plus dévastatrice dans n'importe quelle situation. Justement, l'étude du Kung Fu était la compréhension de la violence, et par conséquent comment éviter les conflits. Mais si ce conflit n'a pas pu etre évité, alors toute attaque sera retourné contre l'adversaire. Au début le pratiquant de Kung Fu peut choisir de simplement parrer les attaques, mais si l'assaillant était adroit et déterminé a blesser, alors une solution plus définitive peut etre requise, allant d'une simple technique d'immobilisation, à un KO voire meme la mort. Plus l'attaque est violente et plus la reponse était dévastatrice. En 1644, la Chine fut le théâtre d'une guerre civile qui eut pour détonateur la mort de l'Empereur. La révolte s'empara du pays. Un général qui se nommait Wou San Kouei fit appel aux Mandchoues pour mater la révolte mais une fois leur tâche accomplie, ceux-ci décidèrent de rester an Chine et d'y fonder une nouvelle dynastie. Le temple Shaolin devint alors le siège de la résistance. L'Empereur décida de s'opposer d'une façon définitive au vents de révolte, soulevés par les moines Shaolin et projeta de détruire le temple. Ainsi, le monastère fut le théâtre d'une terrible bataille où les maîtres et les disciples combattirent jusqu'à la mort. Peu survécurent. Cinq maîtrés s'enfuirent dans des directions différentes et continuèrent à enseigner I'hérirage de Shaolin. C'est ainsi que le Kung Fu fut à l'origine de nombreux style de combats à main nues tel que le karaté, taekwando, aikido etc...

La caractéristique principale du Yi Quan est que les mêmes exercices servent en même temps à cultiver la santé et à se défendre. En regardant pratiquer une personne, on ne peut pas facilement distinguer s'il s'entraîne à but martial ou pour la santé. Face à quelqu'un et en opposition, le corps oriente naturellement les exercices vers le combat. En état de paix, les mêmes exercices se servent des mêmes principes pour cultiver la santé (Yang Sheng Zhuang). Avec l'âge, l'avantage de cette méthode est que l'on bascule aisément de l'aspect combat vers la santé. L'intensité de la pensée (Yi) est le levier principal de ce passage. Un autre principe du Yi Quan concerne la relation de l'Homme avec le monde qui nous entoure, l'univers. Les exercices proposés vont de l'immobilité apparente à une grande amplitude des gestes. Ils sont de courte durée mais très longuement répétés, faciles à se rappeler et surtout les mouvements du corps restent naturels sans acrobaties, écarts ni flexions exagérés. Ces mouvements ne sont pas répétés mécaniquement mais ils sont animés par une image mentale (intention). Ils permettent à l'homme d'utiliser au mieux les leviers articulaires en se fondant sur les lois mécaniques de la physique et ils lui ouvrent la voie de la communication avec l'espace environnant. Il ne s'agit pas d'une action psychologique qui consiste à se dire : je sens une chaleur, des fourmillements ou une énergie de façon floue sans retour sur le corps. Au contraire, le corps entier se met en extension ou en contraction multidirectionnelle continue et les terminaisons nerveuses s'énergisent et se multiplient. Un exemple de ressenti est l'agréable sensation de densité et de souplesse d’un avant bras qui se trouve à l'extérieur d'une voiture qui ne roule pas vite. L'Homme est un microcosme. Tout ce qu'il y a à l'extérieur de lui appartient au macrocosme ou univers. Le Yi Quan permet au microcosme de l'homme de se mettre en relation sensitive avec le macrocosme. Les exercices du Yi Quan procurent la sensation de la force multidirectionnelle pour le combat (Hun Yuan Li) à l'intérieur du corps (microcosme) mais en relation directe avec des appuis, saisies, poussées, étirements ou compressions opérées sur et par l'espace extérieur à l'individu. L'intérieur et l'extérieur s'entremêlent et deviennent Un. Une autre particularité du Yi Quan est que l'on s'entraîne en même temps lentement par le mouvement extérieur, tout en allant vite à l'intérieur. A l'intérieur du corps, les exercices se traduisent par une incessante transmutation de la décontraction (song) en tonicité (jin) : un genre de vibration qui peut être rapide ou lente selon la volonté (intention) de la personne; et cela pendant que le geste extérieur se fait lentement. Par exemple, c’est comme vouloir attraper un papillon : on approche doucement avant d'accélérer. Le flux du geste continu permet au mouvement d'être sans cassure donc plus explosif. Les notions de souplesse, de densité, de lourdeur et de dureté cohabitent. La souplesse découle de la décontraction et du flux continu de l'intention (Yi) qui crée une chaîne ininterrompue de mouvements. La dureté provient d'une part de l'homogénéité de la force du corps qui, jumelée à la décontraction, n'est pas freiné par un ou plusieurs muscles, et d'autre part par la capacité du pratiquant – à travers l' apprentissage des étapes de la posture (Zhan Zhuang), des essais de force (Shi Li) et de l’émission de la force (Fa Li) – de passer de l'interface de la décontraction à celle de la contraction totale et explosive de l'endroit voulu du corps. La force d'inertie en biomécanique nous permet de mieux comprendre : lors d’un freinage brutal, une personne de 50 kg dans une voiture qui roule à 50 km/h pèse jusqu'à 1000 kg !!!!

Cet art martial composé de centaines de styles différents n'est pas à considérer comme un sport de combat, mais plutôt comme une philosophie de vie. Il plonge dans les racines ancestrales de la Chine, menacée de toute part par les invasions. Devant la brutalité de l'époque, il a fallu mettre au point des méthodes de défenses efficaces. Mais eu delà de l'affrontement et de la violence, le Kung Fu est un support d'évolution intérieure profonde, où les techniques et les combats extérieurs représentent symboliquement les luttes internes de l'humain vers la réalisation et la connaissance de soi. Ici l'intuitivité créatrice prend tout son sens, car la pratique du Kung Fu est une symbolisation psycho-corporelle à elle toute seule. Chaque technique porte un nom se référant à un symbole mythique (dragon, tigre, foudre, lac, torrent, feu etc.), permettant la création d'une image du corps. Les stades d'évolution du pratiquant sont aussi marqués de symbolisme permettant une compréhension spontanée de l'état d'être. C'est une philosophie de compréhension et de maîtrise des émotions et des instincts primaires, une voie d'épanouissement et de paix intérieure dans le but de faire face à la brutalité du monde extérieur. L'ennemi véritable dans le Kung Fu authentique n'est pas l'adversaire, mais soi-même. La lutte se fait contre les tendances égoïstes de l'humain. C'est un cheminement évolutif vers la sagesse, où l'accomplissement suprême du pratiquant est l'intégration du non-combat total, du lâcher prise. Le pratiquant accompli ne se bat plus contre les autres, car il a arrêté de se battre contre lui-même. En atteignant cette sagesse, il accède à des états supérieurs de conscience que l'on appelle des états transpersonnel, très proche du soi jungien. L'accession à ces états transpersonnels offre ainsi une évolution psychique au cerveau humain tendant en permanence vers une complexification structurale. L'état transpersonnel est perçu dans ces traditions comme un aboutissement de la vie humaine. On peut y voir une prescience des tendances évolutives de l'espèce.

• Le Taï Chi Chuan

Le Tai Chi Chuan est considéré comme une méditation en mouvement composée de gestes lents, souples et continus, qui fortifie le corps et rend l'esprit calme et serein . Il se base sur la fluidité et la souplesse afin de favoriser la bonne circulation de l'énergie vitale dans le corps. La perception consciente du corps est favorisée par l'apprentissage progressif des techniques pratiquées lentement et en harmonie avec la respiration. La maîtrise d'une respiration ample et profonde a des effets apaisants sur le système nerveux, améliore la circulation sanguine et aide à lutter contre l'hypertension. L'organisme en son entier s'en trouve harmonisé. Le Tai Chi Chuan permet de corriger les mauvaises postures du corps dans le quotidien et contribue au lien esprit/corps, dans la prévention des troubles psychosomatiques. Le Tai Chi Chuan apparaît donc comme une méthode de relaxation prenant aussi en considération la dimension transpersonnelle de l'humain. Efficace dans la prévention des maladies, c'est aussi une voie de réalisation personnelle au même titre que le Kung Fu et la méditation assise. Le Tai Chi Chuan permet de développer la conscience de façon à harmoniser le corps et l'esprit. Les différents niveaux de progression dans la pratique permettent au disciple de réaliser pleinement son potentiel afin d'évoluer dans son développement.

• Le Chi Kung (Qi qong)

Le Chi Kung est un art énergétique comme le cite John Viens, professeur de Chi Kung : « Il s'appuie sur les principes de la médecine traditionnelle chinoise, est basé sur l'application et l'attention portées à la respiration consciente associées à un geste juste exécuté avec un tonus juste, conduisant à éveiller la sensation de l'énergie qui circule dans notre corps. » Les exercices permettent de développer l'énergie interne, afin de la faire circuler librement dans le corps. Chaque technique a un objectif de santé, de fortification ou d'expansion de conscience. Il existe des postures immobiles, tenues un temps donné dans le but de fortifier les muscles et ligaments. On les appelle généralement des techniques d'enracinement. On y symbolise l'homme semblable à un arbre solide et stable. Cette technique psycho-corporelle est utilisée en vue de centrer l'esprit, d'acquérir une rectitude, évitant de s'éparpiller dans un extrême ou l'autre. En Chi Kung et dans tous les arts énergétiques chinois, la rectitude de la posture serait une représentation de la rectitude de l'esprit. On trouve aussi des techniques avec des ondulations des bras, des étirements réalisés en douceur. L'attention est constamment portée sur les mouvements de la respiration ample et profonde ayant des fonctions régulatrices du système neurovégétatif et neuromusculaire. Il est aussi pratiqué des exercices de visualisations mentales visant à calmer l'esprit, dont la sophrologie caycédienne a tiré ses fondements. Le Chi Kung était utilisé de plusieurs manières. Dans les arts martiaux il est utilisé pour renforcer les muscles contre les chocs et obtenir une stabilité dans l'exécution des techniques martiales. Le Chi Kung est aussi utilisé dans la sexualité par différents exercices permettant la maîtrise orgasmique et sa transmutation en énergie psychique. L'énergie sexuelle appelé libido par Freud était considérée comme une composante de l'énergie vitale. Ces exercices réalisés seul et avec partenaires permettaient la maîtrise de l'acte sexuel et une méditation à deux, ou les énergies yin de la femme s'unifiaient avec celles yang de l'homme. Cette énergie sexuelle était ainsi transformée et circulait dans les méridiens par le biais des centres énergétiques, du sexe au sommet du crâne. Cette circulation permettait de fortifier et régénérer les fonctions vitales de l'organisme. Là encore les travaux de Reich sur le réflexe orgastique trouvent ici un point de convergence avec la pratique bioénergétique taoïste. Le réflexe orgastique est une participation globale du corps à la respiration de la tête vers le bassin, la décharge orgastique permettant d'atteindre une décharge énergétique complète de tout le corps. On ne peut que constater l'avant-gardisme des praticiens du Chi Kung sexuel, forts de leur compréhension intuitive et expérientielle, ce dont Reich amena scientifiquement la preuve plus tard. Une autre utilisation du Chi Kung constituait en une voie d'éveil spirituel, où la maîtrise des énergies vitales parmi les centres énergétiques devait suivre un cheminement vertical de la racine du corps (le sexe) au sommet du crâne (l'esprit) dans le but de vivre des états d'expansion non ordinaire de conscience. Cet état transpersonnel serait la réalisation ultime du pratiquant, l'éveil à la sagesse et l'accession au soi, à l'être réalisé. Au même titre que la sophrologie aujourd'hui, le Chi Kung possède des fonctions thérapeutiques reconnues en relaxation psychosomatique. Le symbolisme, les postures et la régulation interne du corps permettent de renforcer les capacités fonctionnelles du cerveau et les défenses immunitaires du corps, grâce à un exercice quotidien.

L'ordre shaolin fût crée aux alentours de 540 après JC. C'est un prêtre indien du nom de Bodhidharma (Ta Mo ou Da Mo en Chinois), qui est à l'origine de ce nouveau courant de pensée. Il parti de l'Inde pour aller Chine pour enseigner le Bouddhisme et rencontrer l'Empereur à ce sujet. L'Empereur avait demandés aux premiers moines bouddhistes (Tao Jen) de traduire des textes bouddhistes (écrit en Sanscrit) en Chinois, pour que son bon peuple puisse pratiquer cette "religion". Ce noble projet eut pourtant quelques obstacles. En effet l'Empereur pensait par ces bonnes actions assurer son chemin pour le Nirvana et Bodhidharma le désapprouvait. Ce dernier pensait qu'on atteignait le Nirvana, non pas par nos bonnes actions, mais par celles que les autres faisait en notre nom... Ce différend fâcha et l'Empereur coupa les ponts... Cependant Bodhidharma resta près du temple dans lequel les textes étaient traduits pour rencontrer les moines traducteurs. Le temple en question avait été construit quelques années avant sur les restes d'une forêt incendiée... Des arbres furent plantés par des gardes de l'Empereur au moment de sa construction. Voilà pourquoi le temple fût appelé le Temple de la "Jeune Forêt" ou Shaolin en Mandarin (et Sil Lum en Cantonais) La première fois que Bodhidharma tenta de rentré dans le Temple, on lui refusa l'entrée, pensant qu'il s'agissait d'un espion d'un monastère étranger ou d'une fripouille... Bodhidharma alla dans une caverne proche de ce temple et médita, jusqu'à ce que les moines reconnurent sa prouesse religieuse, et l'admirent dans leur temple... C'est-à-dire pendant neuf ans... Les moines shaolin actuels font d'ailleurs 1km en rampant tout les matins du temple a cette grotte en hommage à Bodhidharma. La légende raconte qu'a force de fixer la paroi de la caverne pendant sa méditation, il perça un trou dans celle-ci... La légende raconte encore qu'un jour alors qu'il faillit s'endormir, il se coupa les paupières pour que ce genre de situation n'arrive plus... En touchant le sol, les paupières donnèrent naissance à un arbre sacré en Chine : le théier, avec ses feuilles en forme de paupière... Une fois des leur, Bodhidharma remarqua que les moines n'étaient pas en bonne condition physique... Et pour cause, ils passaient le plus clair de leur temps à transcrire des textes... Les moines Shaolin manquaient d'endurance physique et mentale nécessaire à la méditation bouddhiste... Bodhidharma combla cette lacune en leur enseignant toute une série de mouvements corporels destinés à développer leur "Ch'i" et leur force physique. Ces exercices, dérivés de yogas indiens, étaient basés sur les mouvements de dix-huit animaux. Ce fût les premiers fondement du Kung-Fu Shaolin. On ne sait pas précisément quand les exercices devinrent art martial. Le côté martial s'est sûrement développer à travers la nécessité des moins de se défendre. En effet, le temple Shaolin était un endroit assez retiré, près de repère de bandits. Quelques temps après, ces mouvements ont été codifiés en système d'auto-défense. Au cours du temps cette secte bouddhiste (secte ici, n'est pas employé péjorativement mais désigne seulement les ordre religieux d'époque) devint de plus en plus reconnue pour l'enseignement des arts martiaux. Ce n'est pas pour autant que Bodhidharma inventa les arts martiaux, ils existaient en Chine depuis déjà 5 siècles. Mais c'est grâce à l'isolement des temples qu'il fut possible de codifier ces arts martiaux, qui devenaient de plus en plus spécifique au temple Shaolin. L'école se développait tranquillement mais un problème avec les religieux bouddhistes montra le bout de son nez : Il exister une contradiction entre la non-violence et les pratiques martiales légendaires de Shaolin... Bodhidharma répondit justement qu'un Shaolin n'est jamais un attaquant et n'emploie jamais la plus dévastatrice des défenses. L'étude du Kung-fu permet de comprendre la violence, donc par la même d'éviter les conflits. Initialement, un expert en Kung-Fu devrait choisir de parer une attaque. Mais si l'attaquant est à la fois puissant et désire vous faire du mal, une solution plus expéditive et définitive sera requise, telle une immobilisation, un K. O. ou voir la mort. Plus une attaque est violente et déterminée, plus la réponse doit être dévastatrice : Les Bouddhistes ne sont pas des personnages agressifs mais ils refusent purement et simplement de subir une agression intentionnelle. La philosophie Shaolin est principalement basé sur le Bouddhisme puis adopta beaucoup de principes Taoïstes pour devenir une secte à part entière. D'autres temples se créèrent dans la province de Honan car le temple d'origine était proie à de nombreuses attaques répétées et de périodes d'inactivités dues a des pressions politiques. Les réfugiés Shaolin devaient alors quitter le temple pour enseigner de manière privée ou dans d'autres temples boudhistes ou taoïstes. Dans de rares cas, un nouveau temple était érigé (Fukien, Kwantung) ou un temple déjà existant était converti (Wudang, O Mei Shan). Politiquement et militairement les moines Shaolin furent une perpétuelle source de trouble pour les pouvoirs chinois en place. Des moines Shaolin se forment encore dans le temple Shaolin, ils subissent un entraînement intensif mais qui font d'eux de guerriers quasi invincibles, d'une souplesse sans pareil, et d'une puissance redoutable, ils manient également dix-huit armes différentes... Mais les moines Shaolin restent avant tout des adeptes de la méditation, comme leur maître spirituel, qui médita pendant 9 années...

Le Wing Chun (ou Ving Tsun Kuen: le "joli temps de printemps") est un art martial chinois. Il est l'un des grands styles externes qui se développe rapidement à travers le monde, notamment à partir de HongKong et de Singapour où il est particulièrement populaire. Son développement rapide au cours des dernières années s'explique par le fait qu'une certaine efficacité peut y être acquise assez rapidement et suivant des principes issus à la fois des styles durs et des styles doux, ainsi que par nombre de ses Sifu (Instructeurs), plus ouverts aux idées sportives modernes amenés par les étrangers intéressés par le Kung-fu . Par dessus tout, il le doit à la soudaine notoriété de Bruce Lee qui avait pu bénéficier quelques temps de l'enseignement de Yip Man, le dernier grand Sifu incontesté du style, décédé en 1973. Les rudiments de ce style de combat du sud ont été projetés il y a plus de quarante siècles par une nonne bouddhiste, Ng Mui (c'est la première fois que l'on trouve mention d'une femme à la source d'une école, encore qu'il semble que ces premiers balbutiements n'aient eu qu'un vague rapport avec le système enseigné actuellement). Le Wing Chun Kung-fu contient des techniques de Tai-chi, il est parfois brutal mais peu aussi être très doux et relaxant. C'est une excellente façon de contrôler son stress et d'obtenir un équilibre adéquat entre le mental et le physique. On apprend le respect envers soi-même et envers autrui. On apprend à faire face à ses limites mais surtout à les dépasser et ainsi acquérir une confiance en soi. La santé et l'autodéfense sont deux des principaux objectifs du Wing Chun Kung-Fu. C'est un art martial qui peut- être pratiqué par tous, jeunes et moins jeunes. Que vous possédiez un physique imposant ou une grande force musculaire à très peu d'importance.

L'histoire du Wing Chun
Pendant la période d'extrême instabilité de l'histoire de la dynastie Ching, l'Empereur Keen Lung donna ordre à ses soldats d'attaquer et de brûler le Temple Shaolin pendant la nuit. La plupart des moines furent tués sur place. Heureusement, avant l'incendie qui détruisit le Temple, il y avait quelques moines et une novice du nom de Ng Mui qui demeurait dans la province de Fook Kin pour enseigner l'apprentissage et la philosophie de l'art martial Shaolin. Subséquemment, Ng Mui voyagea de Fook Kin à la province de Kwang Tung, où elle rencontra une jeune fille du nom de Yim Wing Chun qui se voyait forcée de rompre ses fiançailles avec Leung Bok Cho afin de marier le chef d'une bande locale. Elle craignait les conséquences terribles pour sa famille advenant son refus. Lorsque Ng Mui appris ces harcèlements, elle suggéra au père de Wing Chun d'écrire une lettre à Leung Bok Cho, demeurant dans la province de Fukien, lui demandant de rompre ses fiançailles pour le moment. Il devait également dire au chef de gang de retarder ses plans de mariage avec sa fiancée Wing Chun pour un an. Le chef de gang accepta la proposition mais ne savais pas que ce projet était une tactique pour annuler le mariage. Ng Mui pris alors Wing Chun à l'écart et lui enseigna tous les secrets extraits des différents styles de l'art martial Shaolin. Wing Chun, réalisant les circonstances cruciales et profitant de chaque instant disponible, pratiqua sous la surveillance de Ng Mui. L'année s'écoula puis Ng Mui ordonna au père de Wing Chun d'informer le chef de gang que sa fille, ayant étudié les arts martiaux depuis son enfance, marierait seulement quelqu'un qui pourrait la vaincre dans un combat à mains nues. Le futur marié orgueilleux et sûr de lui accepta immédiatement et organisa un combat sur la place publique. Quand le jour arriva, le chef de gang, à sa grande surprise, vit qu'il n'était pas de taille pour vaincre Wing Chun. Ses efforts pour sauver la face furent vains. Lui et les membres de sa bande partirent en criant vengeance. Ng Mui pris alors Wing Chun, heureuse et soulagée, et l'emmena dans le Temple éloigné de Kwon How, situé dans la province de Kwong Tung, où elle continua à lui enseigner.

Plus tard, elle divisa ses enseignements en trois pratiques à mains nues:
1- Sui Lim Tao (La petite idée)
2- Chum Kui (Chercher l'ouverture)
3- Biu Gee (Piques des mains)

Yim Wing Chun maria Leung Bok Cho et lui légua son savoir. Puisque Wing Chun était considérée comme la première génération et en marque de respect pour son épouse, Leung Bok Cho donna le nom "Wing Chun" à ce style. Ils retournèrent à sa ville natale, Fat-Shan, dans la province de Kwang Tung. Par la suite, Leung Bok Cho devenait Grand Maître du style "Wing Chun". Depuis lors, il enseigne en secret et seulement dans la ville de Fat-Shan jusqu'à la cinquième génération. Le style "Wing Chun" fut enseigné ouvertement à partir de la troisième génération et enseigné aux gens de toutes les classes à la sixième génération.

Conclusion
Le style "Wing Chun" ne peut être pleinement maîtrisé que par la pratique diligente du "Chi Sao", lequel nous interprétons comme l'arts des "mains tenaces" ou "mains collantes". Le Wing Chun a été décrit comme un entraînement psychologique dans lequel les pratiquants placent leurs deux bras étendus ensemble et ensuite essaient de pénétrer le cercle de défense de chacun. Les mains doivent être à la fois dérobées, c'est à dire molle et souples et mains inébranlables; fortes et fermes mais toujours en restant flexibles. En plus des trois formes à mains nues du Wing Chun il n'y a que trois autres formes d'entraînement:
1- Les 108 mouvements du mannequin de bois (Muk Jong)
2- Les techniques de couteaux papillons (Pak Chum Tao)
3- Les techniques du bâton long 6' 1/2 (Lok Dim Poon Kwan)

Kung-fu est en Occident le nom généralement donné aux arts martiaux chinois externes comme internes, bien que l'on utilise rarement ce terme pour désigner le taiji. Ce terme, transcription de ?? (gongfu) a été introduit en Europe dans les années 1970 pour désigner les films chinois d'arts martiaux. Ce mot sonnait mieux d'un point de vue phonétique et mnémotechnique à l'oreille des Occidentaux. Les termes « gong » et « fu » traduits littéralement et séparément ont une toute autre signification que "arts martiaux" chinois. « gong » désigne la « maîtrise », le « perfectionnement » ou la « possession d'un métier ». Le terme est à rapprocher d'un point de vue sémantique de la notion d'artisan tel qu'il était usité en Europe au xixe siècle : ce terme désignait l'homme de métier qui par un apprentissage auprès d'un maître acquérait cultures, techniques et savoir-faire. « Fu » désigne les techniques en tant que contenu. On peut ainsi dire de quelqu'un qu'il possède le « gong fu » en gastronomie, le « gong fu » en peinture, ou le « gong fu » en musique, etc. On appelle également gongfu cha (???, gongfuchá) pour désigner l'art du thé. Les arts martiaux chinois sont parfois désignés en Occident par « boxes chinoises ». En raison d'une analogie des styles externes avec les boxes pratiquées en Occident. Ce terme a ainsi été repris pour désigner les initiateurs de la Révolte des Boxers (1899-1901). En Chine, les termes ?? (pinyin: quánfa, « boxe ») ou ? (quán, « poing, style de boxe ») sont utilisés pour désigner de nombreux styles des arts martiaux chinois. Dans la langue française ou anglaise, la transcription du mandarin wushu peut désigner les arts martiaux chinois. Mais en Chine, le terme wushù (trad.: ??, simpl.: ??) correspond à l'expression française « art martial » (incluant donc des arts venant d'autres pays). L'examen des caractères qui le composent montre que ce terme a ce sens plus général : ? (wu) : ce sinogramme ancien (pictogramme) représente le radical "stopper" sous une « hallebarde ». L'idée est celle de l'arme du gardien, le pictogramme a le sens d'un talisman protecteur à l'entrée de la « maison ». Il empêche voleur et démon de pénétrer et de porter atteinte aux biens ou à l'intégrité physique des habitants (agression, maladie). L'idéogramme a pris un sens plus général, il désigne ce qui a trait à la guerre, au combat. L'adjectif français "martial" est une traduction tout à fait appropriée. ? ou ? (shù) : les moyens nécessaires relèvent de l'idéogramme Shu, les savoirs-faire, les connaissances multiples (médecine, art du combat, art de la guerre, techniques des armes, diplomatie, etc.). Ici, le terme « art » est à comprendre dans son sens ancien : celui (l'artisan) qui par un apprentissage long et rigoureux possède un métier. Dans les langues chinoises, plusieurs termes différents de wushu désignent les arts martiaux de Chine. Notamment ???? (pinyin: zhongguó gongfu pour désigner les arts martiaux nationaux. Mais dans la langue française ou les langues chinoises, wushu désigne aussi un sport de combat contemporain, règlementé à partir de 1949 en République Populaire de Chine, aussi désigné par « wushu moderne ». Dynastie Zhou (xie siècle – 256 BC) : une sorte de lutte appelée « jiaoli » était considérée comme un sport militaire au même titre que le tire à l’arc et les courses de chariots. La période des Royaumes Combattants (475 – 221 BC) : elle a été la source de nombreuses stratégies révélant l’importance du wushu pour construire une armée forte. En référence à l'œuvre de Sun Zi, le premier ouvrage chinois sur l’art de la guerre : « la lutte et les exercices de combat renforcent les capacités physiques des soldats ». Parmi les maîtres en épée à l’époque, les femmes n’étaient pas rares. L’une d’elles, Yuenü, fut invitée par l’empereur Goujian pour démontrer ses techniques d’épée, reconnues de très haut niveau pendant de nombreuses générations. Dynastie Qin (221 - 206 BC et Han (206 BC – 220 AD) : elles ont vu croître des arts martiaux tels que le shoubo, le jiaoli (lutte), et le jiaodi dont les participants s’affrontaient avec des cornes sur la tête. Par ailleurs, il existait une danse théâtrale qui mettaient en scène des mouvements préarrangés avec des armes de toutes sortes, comme les sabres et les lances, à l’image des figures de wushu actuelles. Dynastie Jin (265-439) et les dynasties du Nord et du Sud (420-581) : le wushu se chargea d’une influence Bouddhiste et Taoïste. Ge Hong (284-364), un célèbre médecin et philosophe taoïste, ajouta au wushu le qigong (exercices respiratoires), une branche essentielle de la médecine traditionnelle chinoise. Ses théories de « travail externe et interne » du wushu sont encore universellement reconnues de nos jours. Dynastie Tang (618 - 907) : leur système d’examen a largement contribué au développement du wushu. En effet, les officiers et soldats devaient passer des tests d’arts martiaux pour être promus. Des titres d’honneur tels que « guerrier du courage » ou encore « guerrier de l'agilité » étaient attribués aux maîtres en wushu. Dynastie Song (960 – 1279) : elle a vu apparaître une multitude d’écoles de wushu. Pendant cette période, des athlètes effectuaient des acrobaties dans les rues, avec un répertoire allant de « l’épée contre le bouclier » à la « lance contre le bouclier », et des démonstrations avec d’autres armes. À en croire une chronique de la ville de Kaifeng, ces spectacles de rue « attiraient des foules immenses tous les jours, en été ou en hiver, qu’il pleuve ou qu’il vente ». Dynastie Ming (1368 – 1644) : le wushu prospéra comme jamais auparavant. Qi Jiguang, un général très connu, retranscrit dans un livre seize styles différents d’exercices à mains nues et quarante autres styles de lance et de bâton, chacun accompagné d’explications et d’illustrations détaillées. Il développa également une série de théories et de méthodes d’entraînement, apportant ainsi une large contribution au wushu. Pendant la dynastie Qing (1644 – 1911), malgré les ordres impériaux interdisant la pratique populaire du wushu, des écoles et des groupes secrets apparurent les uns après les autres pour répandre ce sport. C’est pendant cette période que les écoles de TaiJi, Pigua et « des huit-diagrammes » naquirent. Les styles du nord de kung-fu utilisent plus les jambes et ceux du sud plus les poings. Cela se reflète dans l’expression Nan Quan Bei Tui qui veut dire « poings » dans le sud et « jambes » dans le nord et renvoie aux différences (et parfois les oppositions) existant depuis des siècles entre le Nord et le Sud de la Chine, et ce tant au niveau culturel que des mentalités ou du climat… Pour ce qui est du « Wushu » , on dit également que la topographie du Nord, avec ses vastes étendues, permettant l’utilisation sans contrainte des jambes lors des assauts, a favorisé un style de combat à longue distance, tandis que, les pieds dans les rizières, les maître d'arts martiaux du Sud de la Chine, ont tout logiquement mis l'accent sur les techniques de poings (appropriées lors de combats plus rapprochés). La réalité est évidemment plus subtile qu’une expression générale réifiante et il s'agit donc plutôt d’indiquer une tendance aux degrés très variés. Cette distinction a été construite en Chine à la fin du xixe siècle et s'inscrit d'une manière générale dans la confrontation entre les conceptions occidentales du corps (médical, anthropologique, biomécanique, etc.) et les conceptions énergétiques (taoïste et bouddhiste) de la médecine chinoise traditionnelle. En Europe, cette distinction interne/externe consiste à considérer que les styles externes utilisent la force physique et la vitesse comme principes d'entraînement et les styles internes la maîtrise de la respiration, la décontraction et la lenteur pour guider l'énergie (Qi). Cette conception repose sur une connaissance des styles internes qui s'arrête au Taiji style yang popularisé en Chine après 1956 (Taiji à fonction thérapeutique), à l'ignorance des autres styles internes tels que Shunshi quan, xingyi quan, Bagua zhang, liuhebafa quan, et aux dimensions martiales de ces styles. Cette conception erronée repose aussi sur la méconnaissance des Qi gong propres à chaque style Externe. La popularité de cette distinction est sans doute à rapprocher du désir d'intellectualiser une pratique corporelle par des notions n'appartenant pas aux domaines scientifiques mais aux domaines médico-religieux. L'examen des applications martiales des styles internes et des styles externes montre que les principes de base sont identiques et que seules les pratiques diffèrent. Nous avons par commodité conservé cette distinction même si, pour les enseignants chinois des styles traditionnels, elle n'a aucun sens. Les arts martiaux chinois ont également été influencés par les diverses religions de Chine. De nombreux styles ont été fondés par des groupes de pratiquants influencés par une des trois principales religions de Chine : bouddhisme, taoïsme et islam.

styles bouddhistes de shaolin

styles bouddhistes autres

styles taoïstes

styles musulmans (Hui)

Il existe d'innombrables styles d'arts martiaux chinois (beaucoup ne sont pas encore répertoriés). Par commodité, depuis la fin du xixe siècle, on les classe en « voie Externe » (waijia), et « voie Interne » (neijia). La conception la plus simpliste en Europe consiste à considérer que les styles externes utilisent la force physique et la vitesse comme principes d'entraînement et les styles internes la maîtrise de la respiration (dont le principe est inversé par rapport aux styles externes), la décontraction pour guider l'énergie (Ki), la lenteur pour la justesse de l'apprentissage (comme cela se pratique en apprentissage musical). Cette conception repose d'une part sur une connaissance des styles internes qui s'arrête au Taijiquan, style Yang ou Chen popularisé en Chine après 1956 (Taijiquan à fonction thérapeutique), d'autre part à l'ignorance des autres styles internes Shunshi quan, xingyi quan, Bagua zhang ou liuhebafa quan. Cette conception erronée repose aussi sur la méconnaissance des qi gong propres à chaque style externe [réf. nécessaire]. La popularité de cette distinction est sans doute à rapprocher du désir d'intellectualiser une pratique corporelle par des notions n'appartenant pas aux domaines scientifiques mais aux domaines médico-religieux[réf. nécessaire]. La distinction entre interne et externe n'est pas reconnue en Chine par certains maîtres et écoles des styles traditionnels[réf. nécessaire]. Les styles se sont construits sur des centaines d'années, certains ont disparu (pao quan, fan quan, etc.) et se retrouvent comme systèmes incorporés dans des styles plus récents. Des styles anciens se sont modifiés pour s'adapter à la confrontation avec les autres styles, d'autres se sont créés récemment tout au long du xxe siècle sous l'impulsion des instituts et académies des sports. La majorité des styles actuels sont des styles de synthèse. C'est pourquoi dans la désignation des styles nous indiquons le terme générique qui désigne l'ensemble des styles apparentés (par exemple tang lang quan) ; et ensuite le nom singulier du style (taiji tanglang quan, meiha tanglang quan, etc.) Plusieurs composantes sont à l'œuvre dans la construction et l'élaboration des styles : Le pragmatisme : les styles sont confrontés à leur efficacité en combat singulier (rencontre, compétition) et sur les champs de bataille. Autres paramètres : l'âge du pratiquant (qu'est-ce que l'efficacité d'un style que l'on ne peut plus pratiquer après 30 ans ?), les capacités physiques, le climat, la santé, etc, Les cosmologies diverses, qui construisent une entité abstraite et réductrice : la « Pensée Chinoise ». Taoïsme, Bouddhisme, Chamanisme Totemisme et Confucianisme ont mêlé leurs cosmologies et leurs pratiques à celles des arts martiaux. En ce sens, de nombreux styles se positionnent au moins autant comme des arts de perfectionnement de soi, que comme des arts visant l'efficacité martiale. Les pratiques : d'art de combat élaborées sur les champs de batailles qui de techniques d'armes, de procédés à main nue ou de techniques de corps à corps (lutte) se sont agglutinées aux styles. La pratique du wu shu gong fu est très diversifiée, un style contient des enchainements à mains nues et avec armes (tao lu), des exercices de Qi gong, des exercices d'assouplissements, des éducatifs variés, des textes ou chants utilisés comme moyens mnémotechniques, des qi na (techniques de saisies, de clés et de projections), des enchainements à deux (à mains nues ou avec armes), des techniques de combat (sanda) et surtout une conception de sa spécificité (gestion de la force, de l'intention, etc.) qui le différencie des autres styles. Note : Les postures décrites ci-dessous sont pratiquées dans plusieurs styles enseignés en Europe. Il est cependant possible qu'il existe des variantes d'une école à l'autre, tant dans le nom de la posture, que dans la posture elle-même. Aussi les noms et descriptions des positions suivantes ne sont-ils présentés qu'à titre indicatif. Le Cavalier (Ma Bu - position associée à l'élément de la Terre) : jambes écartées de part et d'autre du corps, pieds parallèles, genoux pliés, buste vers l'avant. 50 % du poids repose sur chaque pied. Le bassin ne doit pas basculer vers l'arrière. C'est la position la plus stable. Le Pas en arc, ou Arc et Flèche (Gong Bu - position associée à l'élément du Bois) : jambe avant pliée, jambe arrière tendue, buste vers l'avant. Suivant les styles, l'angle des pieds par rapport aux jambes peut changer. 70 % du poids repose sur la jambe avant. Position offensive, qui permet de frapper du pied et du poing rapidement. Tim Bu (position associée à l'élément du Feu) : posture sur une jambe, pointe du pied avant tendue, légèrement au dessus du sol buste central. 100 % du poids repose sur la jambe arrière. Cette position permet de frapper du pied avant très rapidement. Le Héron (Ti Xi) : posture sur une jambe, genou relevé haut, pointe du pied tendue, buste vers l'avant ou de trois quarts. 100 % du poids repose sur la jambe arrière. Cette position permet de frapper du pied très rapidement. La Chèvre (Jorma Bu ou le Yi jee ki yum ma - position associée à l'élément Métal) : position typique du Wing Chun et des autres styles métal. Les pieds sont écartés de la largeur des épaules), les genoux et les pieds légèrement rentrés vers l'intérieur. Position stable, permettant de mobiliser rapidement bras et jambes en corps à corps et offrant une protection du corps grâce à une attitude en « fermeture ». Cette posture est appelée ainsi parce que le pratiquant est supposé pouvoir retenir une chèvre entre ses cuisses. Le Tao Bu (associé à l'élément de l'Eau) pas d'esquive sur le côté, la jambe du côté de l'esquive passe au dessus de l'autre jambe et « l'œil du pied » (l'intérieur du pied) se dirige à 45° vers l'extérieur. Le poids repose entièrement sur la jambe qui se pose. C'est une position fréquente dans le style traditionnel du Cobra par exemple. Le Pas rasant (Pu Bu) : la jambe avant est tendue, la jambe arrière pliée. Le buste est tourné de 90° par rapport à la position Gong Bu. 70 % du poids repose sur la jambe arrière. Position défensive et d'esquive. Le Pas vide (Xu Bu) : la jambe arrière est pliée (le pied, le nombril et la tête forment une ligne), la jambe avant est légèrement posée sur la pointe. Le buste est tourné vers l'avant. 80 % du poids sur la jambe arrière. Position permettant de frapper rapidement du pied, d'esquiver ou de se replier. Le Dragon (Sie Bu) ou Pas Assis : jambe avant légèrement pliée, pied tourné à 90°, jambe arrière légèrement pliée, pied sur la pointe. Le buste est effacé de trois-quart. Le genou arrière doit être exactement au-dessus du talon avant. 80 % du poids repose sur la jambe avant. Position d'attaque, permettant d'armer un coup de pied, ou de changer d'axe. Le Tigre (Kwai Bu) : position de renforcement des jambes et des abdominaux, jambe avant pliée comme gong bu, genou de la jambe arrière rasant le sol au droit du pied de la jambe avant, sans toucher le sol, appui avec la pointe du pied ou tranchant du pied sur le sol. Un entraînement couramment pratiqué consiste à marcher en passant d'une posture à l'autre, les jambes d'appui fléchies au maximum. Il existe d'autres postures, mais elles sont soit utilisées comme exercice de musculation, soit spécifiques à certains styles. L’intérêt de la posture est multiple : Renforcer les muscles, os et articulations des jambes (et même le reste du corps) afin de frapper et d’être frappé sans blessure. Permettre des déplacements rapides dans toutes les directions, en exposant le moins possible ses points vitaux. Mettre le corps dans des positions optimales pour enchaîner les techniques offensives et défensives. Forger la volonté en tenant longtemps la même posture. Comme dans tous les arts martiaux, la respiration est primordiale dans le wushu. Suivant les écoles ou philosophies (bouddhiste ou taoïste par exemple), les façons de respirer peuvent être différentes, mais toutes s'accordent cependant sur l'importance de la respiration ventrale et sur l'importance de souffler en frappant et en bloquant (pouvant différer des théories de certains arts internes). Certaines écoles insistent sur l'importance, en combat, d'écouter la respiration de l'adversaire, afin de le frapper lorsqu'il inspire. Ces mêmes styles recommandent aux combattants de masquer leur propre respiration. D'autres styles au contraire insistent sur l'importance de libérer son Qi avec le plus de violence et donc de bruit possible, à l'instar du karate. Certains exercices de respiration permettent en outre aux pratiquants de renforcer leurs organes internes (poumons, cœur, etc.). Comme nous l'avons vu plus haut, le wushu est un art martial externe qui considère le corps comme un solide. Le but principal du coup est donc de briser ce solide. Pour se faire, le pratiquant devra durcir les zones de frappe de son corps, mais aussi durcir ses points faibles en prévision des coups qu'il recevra. Pour cela, la plupart des styles dispose de techniques de renforcement prenant des noms divers dans leur application, comme la « chemise de fer ». Ces méthodes de renforcement et de revitalisation interne sont appelées Qi Gong, c'est-à-dire travail sur le souffle, l'énergie vitale. Le coup est majoritairement porté de la main (ouverte ou fermée) ou du pied. Un coup de poing pour être efficace doit être lancé par un mouvement de rotation de jambes. Le pied, puis la hanche tournent, donnant de la vitesse et donc de la puissance au bras qui terminera le mouvement. Le coup de poing « de base » des boxes chinoises est appelé le Ming chuen, c'est-à-dire le « poing clarté ». Le caractère Ming est constitué des idéogrammes « lune » et « soleil » ; en effet le Ming chuen est un direct lancé poing fermé, paume vers le haut et finit poing fermé paume vers le bas. On l'appelle aussi «coup de poing vrillé ». Ainsi le poing passe à travers toutes les positions de mains depuis la frappe basse au bas-ventre jusqu'à la frappe haute au visage en passant par la frappe courte (Jik chuen : coup de poing talon, beaucoup utilisé en Wing Chun) modifiable en uppercut avec l'avancée du poing. Ce simple basique contient presque toute la complexité des arts du poing de Chine. On distingue plusieurs type de frappes de mains : le poing simple (associé au Feu) l'« œil du phœnix » (wa lin quan), poing fermé, frappe avec la deuxième phalange de l'index en avant soutenue par le pouce. Pour les frappes précises, demande une certaine maîtrise. la « patte de léopard » (shang zao), paume ouverte, pouce fermé et les deux premières phalanges de la main fermées. Utile pour les piques, les paumes et les saisies (associées au Bois). la griffe du Tigre ( hu zao), paumes en avant, doigts crispés pour saisir et griffer (élément Bois).

la paume (tui zhang - associé a la Terre).

le tranchant (xie tui zhang - associé au Métal).

la pique (associé a l'Eau).

le poignet (liao yin shao), avec la main repliée (boxe de l'homme ivre, singe, mante, etc.) et d'autres plus spécialisés encore…

Le wushu est réputé pour ses coups de pieds complexes et spectaculaires, bien que tous les styles n'exploitent pas toutes ces techniques. Contrairement au karaté, qui se pratique exclusivement pieds nus, le pratiquant de kung fu peut porter des chaussures. Les coups se portent donc plus avec la plante du pied, la tranche ou le talon qu'avec le bol du pied. En wushu on peut aussi frapper avec les coudes, genoux, doigts, tête, postérieur, toutes articulations et même mordre. Ces techniques s’apprennent mais ne doivent servir qu’en cas de stricte nécessité. C’est le principe originel de l’art martial. La Chine est un pays où les guerres ne se sont arrêtées que pour laisser la place aux rébellions. Il est donc logique que les armes les plus diverses soient apparues dans ce pays, et ce bien avant l'invention du wushu. On peut distinguer deux grandes catégories d'armes : les armes qui ont été conçues comme moyen de tuer (épée, pieu ou lance, etc.) et les armes qui sont un détournement d'un usage de travail (outils agricoles, outils de chasse, outils d'artisans, etc.). On distingue aussi les armes courtes adaptées au combat rapproché ou combat de mêlée (épée, sabre, poignard, etc.), les armes longues adaptées au combat à distance (fantassin contre cavalier par exemple : lance, hallebarde, etc.) et les armes de jet. Certaines écoles de wushu utilisent une nomenclature dans laquelle seraient recensées dix-huit armes classiques, d'autres affirment qu'il y aurait 108 armes traditionnelles ; des chiffres qui ne se référent qu'à leur dimension symbolique, mais pris au sérieux par des pratiquants peu au fait des constructions imagées de la « pensée chinoise ». Mao : lance, avec ou sans crocs ; Chui : masse d'armes qu'il était possible de lancer ; Gong : arc ; Nu : arbalète (très ancienne en Chine) ; Chong : vouge ou fauchard (lance équipée d'une longue lame) ; Bian : épée à lame très souple et ondulée, utilisable comme un fouet d'acier. Éventuellement équipée de sections ; Jian : épée, utilisée plus principalement pour les coups d'estoc, par opposition au sabre (dao) qui se concentre sur les coups de taille ; Dao : sabre à une main ; Gun : bâton, gunshu (dit l'art du bâton) est souvent plus fin à une extrémité qu'à l'autre ; Lian : chaîne lestée ; Yue : guisarme. Hache garnie d'une pointe ; Ge : lance courte ; Ji : hallebarde ; Pai : bouclier ; Bang : bâton d'arme, ferré ; Qiang : fourche de guerre ; Pa : râteau équipé de lames acérées ; Remarque linguistique : il existe beaucoup de noms différents pour une même arme, en raison de la richesse linguistique de la Chine. Il existe bien sûr toute une foule d'armes plus ou moins exotiques, plus ou moins improvisées par un peuple cherchant à se défendre avec les outils ou objets du quotidien. En voici une liste non exhaustive : la lance ; la hallebarde (lance permettant de piquer et de trancher) ; la masse ; le sabre chaîné (sabre manié par une chaîne fixée à sa poignée) ; les sabres jumeaux (deux dans le même fourreau) ; les couteaux papillons (deux courts sabres, utilisés pour le Wing Chun, à ne pas confondre avec les couteaux papillons philippins) ; le bourdon (gros bâton lesté, très apprécié par les moines d'autrefois) ; le tabouret ou le banc ; l'épée des taoïstes dont la pointe seule était aiguisée afin de fatiguer l'adversaire par perte de sang, sans avoir à le tuer ; la chaîne (à maillons, à section, lestée ou non) ; l'éventail (généralement en fer ou en bambou) ; le bâton à trois manches ou tribaton ; les crochets du tigre ; les aiguilles de lancé ; les armes de jet très variées. L'apprentissage et le choix des armes dépendaient du style enseigné et de l'école (crochet du Tang lang quan, bâton du Shaolin quan, demi-lunes du Bagua quan, etc.) mais aussi du statut social du pratiquant : épée pour l'aristocratie, sabre pour le juge et le militaire, lance pour le fantassin, bâton pour le moine. Certaines armes étaient spécifiques à une corporation : marteau long du forgeron, rame du batelier. Certains styles ont des armes spécifiques qui sont leurs spécialités : crochets courts du tang lang quan, éventail du taiji quan, demi-lunes du Bagua quan, couteaux papillons du Wing chun, bâton du Shaolin quan, épée du Chang quan, etc. Quels que soient les styles enseignés, certaines armes sont communes à tous et considérées comme bases permettant de maîtriser l'ensemble des armes : le bâton long ; l'épée ; le sabre. Les techniques d'armes (bâton, épée, sabre, hallebarde, etc.) sont communes avec leurs spécificités aux boxes externes comme internes. Le concept de Qi ou Chi (trad.?, simpl.?, qì), l'énergie interne ou force vitale prétendue animer tous les êtres vivants, est abordé dans la plupart des arts martiaux chinois. Les styles internes sont réputés pour l'utiliser de manière différente des styles externes. Le Qi d'une personne peut être amélioré et renforcé à travers la pratique régulière de divers exercices mentaux et physiques, connus comme Qi gong. Bien que le Qi gong ne soit pas un art martial, il est souvent intégré aux arts martiaux chinois traditionnels, et vise à l'entrainement et l'amélioration des capacités internes du pratiquant. L'usage de l'énergie Qi est envisagée de nombreuses manières : elle peut servir par exemple à soigner d'autres personnes ou soi-même, d'après les enseignements du Qi gong médical. Certains styles enseignent que le Qi peut être concentré à certains point de son propre corps pour améliorer une attaque, ou bien que les attaques doivent viser certaines parties du corps adverse liées à la circulation du Qi (points vitaux). De telles techniques sont connues comme Dim Mak, et partagent les conceptions de la médecine chinoise. Quelques pratiquants célèbres des arts martiaux chinois : Yue Fei (1103–1142), général chinois de la Dynastie Song. Des styles tels que le Ying Zhua Pai et Xing Yi Quan attribueNT leur création à Yue, bien qu'il n'existe pas de preuve historique. Ng Mui (fin du XVIIe), fondatrice légendaire de plusieurs styles du Sud, tels que le Wing Chun, le style du Dragon, ou la Grue Blanche du Fujan. Elle est souvent considérée comme l'un des "Cinq Moines" légendaires qui auraient survécu à la destruction du Temple Shaolin, durant la Dynastie Qing. Hung Hei Goon est considéré comme le fondateur du Hung Gar. Yang Luchan (1799–1872), important maitre d'un art interne dénommé Tai Chi Chuan au XIXème siècle. Yang est ainsi connu comme le fondateur du style Yang (Tai Chi), et comme un enseignant des styles Wu/Hao, Wu et Sun. Les Dix Tigres de Canton (fin du XIXe), un groupe de dix maitres d'arts martiaux du Guangdong, à la fin de Dynastie Qing. Wong Fei Hung (1847–1924), héroS chinois de la période républicaine. Plus de cent films ont été réalisés à Hong Kong sur sa vie. Huo Yuanjia (1867–1910), fondateur de la Chin Woo Athletic Association, célèbre pour ses combats contre des étrangers. Yip Man (1893–1972), pratiquant du Wing Chun et premier maitre à enseigner son style à un large public. Il a été le maitre de Bruce Lee. Une majorité des branches actuelles du Wing Chun s'en réclame. Bruce Lee (1940–1973), pratiquant sino-américain et acteur. Généralement considéré comme une icône du XXème siècle. Pratiquant du Wing Chun et d'autres styles, il développa plus tard sa propre philosophie qui évolua en Jeet Kune Do. Jackie Chan (1954), pratiquant et acteur de Hong Kong, connu pour ses comédies physiques dans les performances martiales et représentant la boxe de l'homme ivre. Jet Li (1963), champion chinois du sport Wushu et acteur. Après la proclamation de la République de Chine en 1912 par Sun Yat-sen (Sun Zhongshan en mandarin), le pays s'ouvre à l'influence occidentale dans des domaines diverses : scientifiques, techniques mais aussi sportifs. Il y a une tentative de repenser les arts martiaux chinois traditionnels dans une perspective plus « moderne » : préparations physiques, spécificités des échauffements, hygiène du sportif, conceptions gymniques des mouvements, etc. C’est-à-dire mettre en place les bases d'une « éducation physique » des arts martiaux. 1909 : création de l'« Association Athlétique de la Connaissance Martiale » (Jingwu Tiyu Hui) à Shanghai. 1911 : le Jingwu Tiyu Hui ouvre des écoles dans toute la Chine mais aussi à Saigon (Vietnam), à Singapour, en Malaisie, … 1927 : fondation de l'« Institut Central de l'Art National » (Zhong Yang Guo Shu Guan ?????) à Nanjing (Nankin) 1928 : à Nanjing, organisation de la première compétition nationale d'arts martiaux chinois par l'Institut Central de l'Art National. Officialisation du terme Shuaijiao pour nommer la lutte dérivée du jiaoli. 1950 : premières volontés politiques d'unification du wushu dans le but de contribuer à la santé de la population, lors d'une grande réunion de toutes les provinces de la Chine sous l'égide du Parti Communiste Chinois. 1953 : création du premier festival officiel de Gong fu Wushu de la République Populaire de Chine. 1954 : premiers cours de wushu à l'Université des Sports de Nankin. 1956 : la « Commission Nationale d'Education Physique » (Guojia Ti Wei) réalise une synthése de plusieurs boxes du nord de la Chine afin de créer une boxe plus « sportive ». Cette boxe fut appelée Chang quan (long poing ou boxe longue). Ce Chang quan moderne se voulait une synthèse officielle de plusieurs boxes musulmanes : Cha quan, Hua quan, Pao quan et Hong quan, toutes choisies pour leurs qualités gymniques (tonicité, étirement) et chorégraphiques. Création officielle de la section wushu au Centre National des Sports de Pékin (équivalent de notre Fédération) et de douze ligues dans les provinces. Politique de développement du wushu par la mise en place de démonstrations avec classement selon le niveau de pratique. 1957 : mise en place de compétitions avec des règles établies, d'où émergent les premiers champions reconnus. À cette occasion, est édité le premier règlement : « Jing Saï Tao Lu » sur le Chang quan, le Nan quan et le Taiji quan. Parallèlement, un deuxième livre est publié afin de promouvoir ces disciplines, pour encourager la jeunesse à développer « un esprit sain dans un corps sain ». Ce livre décrit les pratiques de compétition à mains nues et avec armes, en fonction des niveaux. 1968 : pendant « la révolution culturelle » les écoles de wushu sont fermées, les professeurs sont accusés de propager un art féodal et envoyés en rééducation, de nombreuses archives sont détruites. 1972 : après les excès et destructions de la révolution culturelle, est décidé un grand recensement national des styles, écoles et professeurs de wushu par les Instituts des Sports de Province. Environ 200 styles sont recensés et de nombreux autres inclassables ou incomplets ne sont pas répertoriés. Des documents cinématographiques, écrits, photos sont recueillis et donnent lieu à des expositions itinérantes. Ces archives « dorment » dans les bibliothèques des Instituts des Sports et demanderaient à être utilisées. À l'instauration des compétitions, le Centre National des Sports a dû trouver des règles communes à la multitude des styles pratiqués en Chine. Tous les styles traditionnels du nord ont été regroupés sous le terme de « Chang quan » et tous ceux du sud, sous le terme de « Nan quan ». Chacune de ces deux disciplines a repris les critères communs et les particularités pertinentes des styles anciens concernés, pour en montrer la quintessence. 1990 : pour des raisons idéologiques ou démonstratives (?) les styles modernes Chang quan et Nan quan perdent leurs caractères martiaux et dérivent vers des pratiques gymniques et acrobatiques. Le même changement apparaît dans les styles d'imitations animalières, les styles de Shaolin ou les styles internes de compétition. La fracture entre styles traditionnels et styles modernes semble aujourd'hui complètement institutionnalisée par la création en Chine d'une Fédération Chinoise des Arts Martiaux Traditionnels. Le wushu est aujourd'hui une discipline sportive avec une fédération internationale (IWUF), des fédérations continentales et des fédérations nationales (FFW.aemc : Fédération Française de Wushu et Arts Énergétiques et Martiaux Chinois) toutes reconnues par le comité international olympique (CIO). Les championnats du monde ont lieu tous les deux ans. Trois compétitions ont lieu durant les championnats internationaux : compétition de San Da, compétition de taolu (enchaînements) et compétition de taiji quan. Le premier championnat du monde de wushu a eu lieu à Pékin en 1991. Le karaté (karate-do?) est dit être un art martial japonais. Cependant, l'origine est okinawaïenne (l'ile principale de l'archipel des Ryukyu, qui a longtemps constitué un royaume indépendant du Japon, au sud de l'île de Kyushu. En japonais, le kanji (idéogramme, littéralement écriture chinoise) « kara » signifie le vide, et plus précisément la vacuité au sens bouddhique du terme, « te » est la technique et, par extension, la main avec laquelle on la réalise. On traduit donc karaté littéralement par « la main vide ». On pourrait aussi dire, et penser, « à main nue ». Cependant, à l'origine, karaté était écrit avec les kanjis, qui signifient « boxe chinoise » (« To-De », « la main de Chine »). En 1935, à cause de la montée du nationalisme japonais, et aussi surtout à cause de l'antagonisme sino-japonais, et pour faciliter la reconnaissance et la diffusion du karaté, Gichin Funakoshi (voir ci-dessous) a remplacé ces kanjis par l'orthographe actuelle, pour « gommer » l'origine chinoise, sacrifiant ainsi à l'usage japonais du moment. Le karaté est basé sur des techniques de percussion utilisant les différentes parties du corps comme des armes naturelles (doigts, mains ouvertes et fermées, avants-bras, pieds, tibias, coudes, genoux, tête, épaules...) en vue de bloquer les attaques adverses et/ou d'attaquer. Les techniques regroupent des parades, des esquives, des balayages, des projections et des clés. Des nuances de contenus techniques sont relativement marquées en fonction du style (shorin-ryu, shotokan, wado-ryu, shito-ryu, goju-ryu...). Pour acquérir la maîtrise de ces techniques en combat, l'enseignement comporte trois domaines d'étude complémentaires : le kihon, les kata et le kumite. Le kihon (qui signifie « technique de base ») consiste à répéter individuellement et la plupart du temps en groupe des techniques, positions et déplacements. Pratiqué avec un partenaire de façon codifiée, on parle alors de kihon-kumite. Le kata (qui signifie « forme ») est un enchaînement codifié et structuré de techniques, représentant un combat réel contre plusieurs assaillants virtuels quasi simultanés, ayant pour but la formation du corps, l'acquisition d'automatismes ainsi que la transmission de techniques secrètes. Le kata dépasse l'aspect purement technique en permettant au pratiquant, par de très nombreuses répétitions, de tendre vers la perfection du geste et surtout de faire l'expérience de l'esprit. Le dernier domaine est le kumite ou combat (en fait, le but réel du karaté). Littéralement cela signifie « grouper les mains », c'est-à-dire travailler en groupe et non plus tout seul. Cette notion de kumite peut prendre de multiples formes en karaté. De la plus codifiée à la forme la plus libre. Le combat peut être pré-défini (kihon-kumite), fixé à un nombre d'attaque précis (ippon kumite pour une attaque, sanbon kumite pour trois attaques…), dit souple (ju kumite), sans contact (kunde kumite) ou libre (jiyu kumite). En 480 ou 520, un moine nommé Bodhidharma quitta l’Inde pour s’installer dans le temple de Shaolin dans le Nord de la Chine1. Ce monastère de la petite forêt (???, shaolín sì en Chinois) situé à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Deng Feng, avait été créé au premier siècle de notre ère par un certain Batuo, nommé le « Premier Ancêtre » et consacré en 496 par l’Empereur Xiaowen (Chao Wen) des Wei du nord qui lui décerna le titre de « Premier Monastère sous le Ciel ». Il s’agissait donc d’un monastère déjà très connu avant l’arrivée de Bodhidharma. Durant neuf ans et devant un mur, Bodhidharma décida de se livrer à la méditation bouddhique. Cependant, au bout de trois ans de veille, le Prince Bodhidharma se laissa aller au sommeil et rêva des femmes qu'il avait jadis aimées. À son réveil, furieux de sa faiblesse, il s'arracha les paupières et les enterra. Quelque temps plus tard, il observa que les paupières avaient poussé, donnant naissance à un buisson qu'il n'avait jamais vu auparavant ; il en grignota les feuilles, et s'aperçut qu'elles avaient la propriété de tenir les yeux ouverts. Ses disciples chinois récoltèrent les graines ; ainsi commença la culture du thé. Cette découverte lui permit de prolonger sa méditation six longues années. Ce faisant il se mit à comprendre le langage des fourmis et découvrit la vérité. La tradition, toujours elle, affirme que ces bonzes, faméliques parce que mal nourris, ne pouvaient supporter l’immobilité que leur imposait la méditation. Bodhidharma se souvint alors de diverses formes gymniques, plus ou moins guerrières, qu’il avait étudiées pendant son jeune âge sous la direction de son père. Ce dernier était, en effet, en plus de sa fonction de roi, un haut initié de la caste des Ksattriyâs et connaissait donc l’art du combat, proche de ce qui est, actuellement en Inde, le Kalaripayat. Il mit donc au point une méthode connue sous le nom évocateur de « Nettoyage des muscles et des tendons, purification de la moelle et des sinus »..., le « Yijing kingyi suijing », parfois écrit « I chin ching », méthode connue également sous les dénominations de Shi Ba Lo Han She (Shih Pa Lohan Sho), et de Ekkinkyo (Ekki Kin Kyo Jya) en Japonais. Cette méthode mi-gymnique, mi-martiale fit couler beaucoup d’encre puisqu’elle fut considérée par certains comme étant à l’origine même des diverses pratiques martiales réputées du Monastère de la Petite Forêt... donc de la plupart des arts martiaux chinois et, ce faisant des origines profondes des arts martiaux japonais (Bujutsu et Budo). L’enseignement de ces techniques a été et est toujours secret. Sa diffusion a été possible lors de l’invasion du temple Shaolin qui a forcé les moines à fuir dans toute la Chine et donc à diffuser ces techniques. De nos jours, beaucoup de styles se disent toujours d’inspiration de Shaolin. Bodhidharma serait le 28e descendant de Bouddha 2 et le fondateur du Chan (zen en Japonais), bouddhisme influencé par le taoïsme et le plus répandu en Chine (à l'exception du Tibet et de la Mongolie intérieure), enrichi par la culture coréenne avant d'arriver enfin au Japon3. Il diffusa son bouddhisme dans toute la Chine. La naissance des arts martiaux s'est faite dans une période d'échanges constants avec la Chine, il y avait mélange permanent d'exercices physiques, de récits mythiques et de philosophie. Ces récits historiques de la création du karaté semblent néanmoins teintés du désir japonais de minimiser l’influence chinoise1. Il s’avère que des pratiques guerrières, ou martiales étaient déjà très développées en Chine bien avant la venue de Bodhidharma. Sunzi, Général chinois, dans ses Treize chapitres sur l’Art de la Guerre, ouvrage écrit au quatrième siècle avant notre ère, traite, par exemple, de l’Art du Poing (Quanfa ou Chuan Fa) et en conseille l’usage aux officiers, 800 ans avant la venue de l’Illuminé en Chine. Les historiens japonais de la période nationaliste attribuaient la paternité des Arts martiaux à Bodhidharma donc au courant bouddhiste zen. Ils en avaient ignoré les origines taoïstes à dessein, à l'instar des Shogun et autres "daimyo" pendant toute l'Histoire du Japon, depuis l'Époque Kamakura, le "zen" étant ce qui convenait le mieux à une "caste guerrière". Ils passaient ainsi sous silence les autres versions issues d’une tradition chinoise, avec laquelle le Japon impérial avait historiquement peu d’affinités. Ceux d'aujourd'hui ne font guère mieux, en attribuant au karaté ancestral okinawaïen les modifications qu'ils ont eux-mêmes apportées à certaines techniques ainsi qu'à leur nom, ou en qualifiant de "traditionnelles" les écoles modernes les plus récentes (Me Funakoshi étant le "père" du karaté "moderne". Comment "son karaté" peut-il être "traditionnel", s'il est "moderne"? Ce qui par ailleurs, n'enlève rien à sa valeur.). En outre, il semble qu'il y avait bel et bien 5 temples portant l'appellation "Shaolin" en Chine. Le moine bouddhiste aurait trouvé refuge non pas dans le temple Shaolin du Quangzhou (d'où proviennent bien les applications martiales apparentées au kung-fu ) mais dans celui de Songchan dans le He Nan, au centre de la Chine. Le monastère de Quangzhou étant situé bien plus au Sud, son influence sur la pratique martiale d'Okinawa est incontestable. Beaucoup de biographies de grands maîtres du karaté attestent d'ailleurs de très longs séjours réalisés dans le sud de la Chine. C'est le cas, notamment de Kanryo Higaonna le Maître du Naha-te et de Chojun Miyagi, son meilleur disciple et père du Goju-ryu, qui furent plutôt influencés par les traditions martiales taoïstes (travail basé sur la respiration abdominale entre autres), mais aussi de Sakugawa Kanga ou "Tode Sakugawa" et de Sokon Matsumura, père du Shorin-ryu, ancêtre du Shotokan, qui eux ont voyagé dans presque toute la Chine et ont été plutôt influencés par les Shaolin quan (poings de Shaolin). Après avoir été importé de Chine, le karaté a été développé et perfectionné à Okinawa4. Les plus grands experts de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème (dont Hanashiro Chomo, Chotoku Kyan, Azato Yasutsune (le premier maître de Funakoshi), Kentsu Yabu, Anko Itosu (le second maître de Funakoshi), Chibana Shoshin (l'un des condisciples de Funakoshi), Gichin Funakoshi, Kanryo Higaonna, Chojun Miyagi (disciple du précédent), Kenwa Mabuni (autre condisciple de Funakoshi), ... sont tous, sans exception, originaires d’Okinawa qui est une île située au sud du Japon. A ce titre, le karaté est un art martial en provenance d’Okinawa, et non pas du Japon. Il est utile de préciser qu'à part Kanryo Higaonna, et Chojun Miyagi son disciple et successeur, tous les autres, sans exception, sont des disciples, directs ou indirects de Sokon Matsumura (1809 - 1896). Il n’y a pas de trace écrite de la transmission de ces techniques à Okinawa qui est le berceau du karaté tel qu'il est pratiqué aujourd’hui. Mais ce dont on est sûr c’est que ces techniques ont été apportées en grande partie (les Okinawaïens avaient aussi des techniques martiales qui leur étaient propres, comme la rotation axiale du poing dans les coups de poing et les blocages), par les Chinois qui se sont installés sur l’île d’Okinawa. C'est en fait le "mélange" de ces techniques qui est à l'origine du karaté. En 1409, le roi Sho Hashi unifie les territoires d’Okinawa et interdit la possession et l’usage des armes par crainte des révoltes populaires. Deux cents ans plus tard, soit en 1609, après l'invasion de l'ile par le clan Satsuma, les armes sont encore confisquées par le nouveau gouvernement, japonais cette fois. Cette interdiction contraint les habitants à développer un mode de combat afin de pouvoir repousser les envahisseurs à mains nues. Pour ces raisons, les habitants d’Okinawa ont adapté les méthodes de combat chinoises reprises sous le nom de Okinawa-Te, (nom donné au "To-de" à partir de la 2ème moitié du 19ème siècle, en réaction à la domination japonaise) en développant des techniques de combat à mains nues (sans armes). Te signifiant « main », Okinawa-Te signifiait donc les techniques de combat à mains nues d’Okinawa. De nombreux facteurs ont permis le développement du karaté (initialement to-de ou To-te (main chinoise) ou encore plus simplement appelé De ou "Te" par les Okinawaïens) :
Les maîtres du karaté à Tokyo (années 1930). (En partant de la gauche :) Kanken Toyama, Hironori Ohtsuka, Takeshi Shimoda, Gichin Funakoshi, Choki Motobu, Kenwa Mabuni, Genwa Nakasone et Shinken Taira. les nombreux échanges commerciaux entre Okinawa et la Chine ainsi que le lien de vassalité qui reliait les rois d'Okinawa à la Dynastie chinoise ; de ce fait, de nombreux habitants de l'île sont partis étudier un art martial chinois, puis, de retour, l'ont adapté en l'incorporant à leur propre art martial ; L'installation sur l'île d'Okinawa, dans le village de Kumemura, de trente-six familles chinoises dans le but de faciliter les échanges culturels et commerciaux entre cette île et la Chine ; Le karaté s'est sans doute également développé sur l'île d'Okinawa en réaction à l'interdiction faite par les Japonais aux Okinawaïens de porter et de posséder des armes (après l'annexion au xviie siècle siècle de l'archipel par le Japon et l'installation du clan Satsuma en 1609). Ainsi, les Okinawaïens utilisèrent leurs mains en guise d'armes. Deux grands courants principaux sont apparus liés aux deux principales villes d'Okinawa : Shuri (shuri-te) et Naha (naha-te). Un troisième courant (tomari-te) s'est également développé, combinant certaines techniques des deux précédents, mais malgré tout, plus proche du shuri-te, s'expliquant en partie du fait de la situation géographique de sa ville d'origine, Tomari, située entre Shuri et Naha. Du xviie siècle au xixe siècle, du fait que la pratique de cet art était interdite par l'occupant japonais, les cours avaient lieu en secret, de nuit dans des jardins fermés. Il s'est "ouvert" au milieu du xixe siècle gràce à Sokon Matsumura, héritier du shuri-te et créateur du Shorin-ryu, qui fut le garde du corps personnel des trois derniers rois d'Okinawa, et entraîneur officiel de leur garde. Suite au choix fait par Shoshin Chibana, pour satisfaire la demande de Jigoro Kano (créateur du Judo), c'est Maître Funakoshi qui introduisit le karaté en 1922 sur l'archipel japonais en réalisant une démonstration devant l'empereur du Japon. Le développement des techniques du karaté et leur enseignement s'est fait aussi grâce à des maîtres tels que Sokon Matsumura (1809 - 1896) ainsi que son principal disciple, son successeur Anko Itosu (1832 - 1916). Ce dernier a développé une véritable pédagogie du karaté Shorin-ryu, créant les cinq premiers kata de base (pinan shodan, pinan nidan, pinan sandan, pinan yodan, pinan godan), à partir de plusieurs kata d'origines, longs et compliqués dont, entre autres: kosokun dai (ou kushanku dai ou encore kanku dai en japonais). Il fut, en 1901, l'instigateur de l'introduction du karaté comme "matière" obligatoire dans le cursus scolaire d'Okinawa. C'est d'ailleurs pour faciliter son enseignement à de jeunes enfants qu'il a créé les Pinan.
Les Grands Maîtres d'Okinawa en 1935 après avoir adopté officiellement le terme de : KARATE. Assis de droite à gauche : Chojun Miyagi, Chomo Hanashiro, Kentsu Yabu, Chotoku Kyan. Debout de droite à gauche : Genwa Nakasone, Shoshin Chibana, Choryo Maeshiro, Shinpan Shiroma. Ce fut Chojun Miyagi, le père fondateur du goju-ryu, qui présenta le premier l'examen officiel de Maître bushido devant les autorités du Dai Nippon Butokukai, organisme d'État japonais créé dans le but de contrôler tous les arts martiaux du pays. C'était la première fois qu'un Maître de karaté faisait cette démarche. Il obtint le titre de kyoshi (« maître »), le plus haut titre qui sera jamais donné à l'époque à un Maître de karaté présentant cet examen. Grâce à lui, cet art martial faisait, en 1935, sa véritable entrée dans le budo japonais. La même année fut décidée l'adoption du terme de "Karaté" (dans le sens de "main vide") par l'assemblée générale des "Grands Maîtres d'Okinawa". Un an plus tard, en 1936, sans doute sous la pression du Dai Nippon Butokukai, Maître Funakoshi, après avoir modifié les Katas eux mêmes, en a changé et le nom (de Naihanchi en Tekki, et de Pinan en Heïan, de la prononciation chinoise à la prononciation japonaise pour les mêmes raisons que celles citées plus haut) et l'ordre des Pinan, le premier étant devenu le deuxième et inversement. En parallèle du karaté, s'est développé le kobudo (combat avec des outils de la vie quotidienne, agraires ou autres ustensiles de cuisine faisant office d'armes : tonfa, nunchaku, bo, jo...) : l’interdiction d’utiliser des armes à l'époque a été contournée par l’utilisation d’outils traditionnels. C’est ainsi qu’on retrouve parmi les armes traditionnelles d’Okinawa : le bo (le bâton de l’éleveur a multiples usages), le nunchaku (utilisé pour battre le blé, le riz), le saï (trident qui servait à faire un trou pour planter le plant de riz), le tonfa (manche de meule), l'eku (la rame de barque) L'école de Kobudo la plus connue dans le monde est du courant de maître Matayoshi. Comme dit plus haut, le karaté vient de Chine. Cette boxe chinoise était connue à Okinawa sous le nom de To-De depuis le xve siècle jusqu'à la fin du xixe siècle, puis d'Okinawa-Te. Au début du xxe siècle, la prononciation okinawaïenne du mot To-Te a été remplacée par la prononciation japonaise Karaté (??), littéralement «main de Chine», sans changer l'écriture. En 1935, les "Grands Maîtres" d'Okinawa ont organisé une "assemblée générale" pour décider de la politique à adopter pour favoriser le développement de leur art et en faciliter la reconnaissance et la diffusion au Japon. C'est lors de cette réunion que, à cause de la montée du nationalisme japonais et surtout de l'antagonisme sino- japonais du fait de la guerre récente entre les deux pays, perdue par le Japon, mais aussi pour montrer leur "japonisation", qu'ils ont décidé de modifier les idéogrammes ?? ("main chinoise") qui étaient prononcés To-Te en okinawaïen et Karaté en japonais par les idéogrammes ?? ("main vide" dans le sens bouddhique de vacuité) prononcés également Karaté, suivant en cela les préconisations de l'un d'entre eux, Hanashiro Chomo, qui avait déjà fait cette modification en 1905. Envoyé près de 15 ans plus tôt par les mêmes, pour satisfaire la demande de Jigoro Kano, Gichin Funakoshi venu faire une démonstration, resté au Japon pour enseigner le karaté, Jigoro Kano lui apportant son aide pour s'installer, adopte à son tour cette modification. Plusieurs écoles ou styles différents se sont créés au cours du xxe siècle. Ils varient tous les uns des autres, dans bien des domaines : frappes, positions de combat, utilisation d'armes, applications martiales ... Les quatre grands styles officiels du karaté sont : le Shotokan, le Goju-Ryu, le Wado-Ryu et le Shito-Ryu. Toutefois, au cours de l'histoire, nombre d'écoles se sont créées et ont grandi avec plus ou moins de réussite. Bien qu'aujourd'hui il y ait beaucoup de différents karatés pratiqués en tant que sports, à l'origine il n’y en avait qu’un seul et unique. Le Premier Karaté ou Traditionnel (Karate-Do) était le Karaté originel auquel ces différents sports, qui sont arrivés plus tard, ont emprunté le nom « karaté », comme il est généralement et largement utilisé aujourd'hui. Après la Deuxième Guerre mondiale, la valeur du karaté pour l'autodéfense, la forme physique, la compétition et le développement général mental et physique est devenue de plus en plus reconnue. Cependant, en tant qu’art martial, le karaté nécessite de longues études approfondies. La pratique du karaté allait connaître un boom de popularité, et les exigences de longues études approfondies ont fini par être ignorées à cause de la demande du monde d’aujourd’hui, qui veut des résultats plus rapides ainsi qu’un développement plus rapide. Le résultat a été l'apparition de beaucoup de nouveaux sports utilisant le nom de karaté. Pour éviter la confusion avec ces nouveaux sports, le public a commencé à distinguer le Karaté originel en tant que « Karaté Traditionnel ». L'ITKF (International Traditional Karate Federation)15 a voulu faire comprendre et faire reconnaître que c'était le seul et unique corps gouvernant du karaté traditionnel. En 1987, le CIO a officiellement confirmé que l'ITKF était le seul et unique corps gouvernant pour le karaté traditionnel. Cette organisation a été fondée par Hidetaka Nishiyama. L’unique représentante en France de l’ITKF, donc du karaté traditionnel, est la FKTAMAF (Fédération de Karaté et Arts Martiaux Assimilés en France)16. Dans le monde entier, les membres de l'ITKF pratiquent beaucoup « de styles » différents de karaté (comme Shotokan, Goju-ryu, etc). Cependant, même à l’intérieur du même style, les groupes qui sont affiliés à l'ITKF poursuivent le Karaté en tant qu’art du Budo alors que d'autres n'appartenant pas à l'ITKF pratiquent ce « karaté sportif » qui est vaguement un jeu de pied/poing et qui se pratique sans aucun réel principe du Budo. Shotokan-ryu, l'école de « la maison de Shoto », Shoto étant le nom de plume de Gichin Funakoshi : style de karaté japonais fondé en 1938 et issu du Shorin-ryu d'Okinawa introduit par Funakoshi père. Né en 1868 Funakoshi vécut dans le district de Yamakawa-Chô sur l'Île d'Okinawa. L'ère Meiji débutait, l'homme était alors très cultivé et de surcroît poète. Sensible au code moral de ses ancêtres il observait rigoureusement les interdits d'autrefois, et considérait aux vues de ces principes que le Samouraï se doit en toute occasion de renvoyer une image impeccable. Le Maître Gichin Funakoshi est considéré, au Japon, comme le fondateur du karaté moderne[réf. nécessaire]. Il fut l'un des premiers à promouvoir cet art martial et fut choisi afin de représenter le karaté-do lors de la première démonstration nationale d'athlétisme à Tokyo en 1922, sur invitation de Jigoro Kano, fondateur du judo. Avant de s'éteindre en 1957, il forma de nombreux élèves : Obata, Okuyama, Harada, Hironishi, Takagi, Ohshima, Nakayama, Nishiyama, Kase.... Mais c'est son fils Yoshitaka qui fut à l'origine du style tel qu'on le connaît désormais. Ce style est considéré comme l'un des plus puissants; les coups de poings sont directs, les coups de pieds bas et les katas sont longs (comme dans le Shorin-ryu dont il est issu, mais en moins puissant, du fait de la suppression du travail du bassin et des hanches dans les déplacements). Cependant une scission est apparue avec la JKA (Japan Karaté Association) en raison de plusieurs désaccords notamment quant aux adaptations sportives liées au karaté de compétition que Funakoshi père exécrait. On peut donc dire qu'il existe plusieurs courants shotokan, le versant traditionnel étant représenté entre autres par Tsutomu Ohshima (la famille Funakoshi lui à d'ailleurs confié la traduction du 2e Livre du maître « karaté do kyohan », où, pour la deuxième fois, la main chinoise est devenu la voie de la main vide, les idéogrammes japonais "chinois" et "vide" ayant la même prononciation. Il s'agit certainement du meilleur livre du maître, le plus complet, fruit de nombreuses recherches où il livra la version définitive de sa voie de la main vide) qui prône un karaté proche de Funakoshi père. Ce courant également appelé Shotokan Ohshima est représenté en France depuis 1964 par l’organisation France Shotokan. Un autre shotokan important est celui de Taiji Kase car même si ce dernier a été rattaché à la JKA et a entraîné de grands champions et malgré certaines positions identiques au fils Yoshitaka, notamment le kiba-dachi très large (dur pour les genoux) il a fini par développer dans un esprit traditionnel son propre style représenté en France entre autres par l’organisation IEKS (Institut d'Enseignement du Karaté Do Shotokan Ryu Kase Ha). Le shotokan de Hirokazu Kanazawa est actuellement un des héritages les plus marquants de l'histoire du karaté dont le style est teinté de tai-chi-chuan que le maître a parallèlement étudié.
Goju-ryu
Chojun Miyagi.
Les Goju-ryu est un style de karaté prenant son origine dans le Naha-Te (puis Shorei-ryu) d’Okinawa et fondé par Chojun Miyagi en 1926. C'est ce dernier qui concrétisa le passage du Naha-Te au Goju-Ryu et qui décida de l'appellation. La véritable branche japonaise du Goju-ryu connut toutefois son essor avec un de ses élèves, Gogen Yamaguchi, un maître légendaire du karaté qui fut surnommé « le chat ». Chojun Miyagi fut sans conteste le seul maître qui réussit à convaincre les autorités japonaises d'adopter le karaté parmi les arts martiaux reconnus du Budo. Ce maître de Goju-ryu présenta en 1935 l'examen officiel de Maître Bushido devant ces mêmes autorités du Dai Nippon Butokukai. C'était la première fois qu'un Maître de karaté faisait cette démarche. Il obtint le titre de Kyoshi, le plus haut titre qui sera jamais donné à l'époque à un Maître de Karaté. Il parvenait de la sorte à concrétiser un projet que Gichin Funakoshi caressait sans trop de résultat depuis des années : faire reconnaître le karaté comme art martial à part entière par le Japon et le faire adopter dans la pratique d'entraînement des guerriers du Budo. Le style Goju-Ryu17 a été celui de la casse par excellence, exercice pratiqué antécédemment afin de voir le degré de force et de résistance des meilleurs élèves. Style de karaté resté assez traditionnel, il marie des techniques issues de différentes écoles chinoises ainsi que les bases ancestrales d'Okinawa. Caractérisé par des positions naturelles, il comprend des modes de frappes et des déplacements souvent circulaires, visant les points vitaux. Le Goju-ryu est fortement influencé par les méthodes du sud de la Chine : mêmes concepts techniques, même importance donnée au travail de l'énergie interne. Les postures sont stables et puissantes (sanchin dachi est la plus caractéristique du style et se retrouve dans tous les katas du Goju-Ryu), les coups de pieds bas uniquement (essentiellement mae-geri et kensutso-geri), la respiration ventrale sonore, les déplacements courts et en demi-cercles. Le représentant du Goju ryu en France au sein de la Fédération Française de karaté est Maître Oshiro Zenei.
Wado-ryu
Les Wado-ryu (l'école de la voie de la paix) est style japonais de karaté créé en 1939 par Hironori Ohtsuka. Celui-ci était maître de ju-jitsu lorsqu’il découvrit le karaté sous la férule de Gichin Funakoshi. Il complètera quelques lacunes grâce à ses connaissances initiales et à la pratique du Shito-ryu afin de créer son style plus proche du Budo. Initialement pratiquant de karaté Shotokan, Ohtsuka perçoit les limites de ce style après une sévère défaite que lui inflige un pratiquant de boxe chinoise. Il modifia le shotokan original en développant un style moins rigide, visant à éviter les coups de l'adversaire plutôt qu'à les bloquer comme le fait le karaté shotokan.
Shito-ryu
Shito-ryu est un style de Karaté d’Okinawa créé en 1939 par Kenwa Mabuni. Le fondateur a été un élève brillant des 2 grands maîtres de l’île : Anko Itosu du Shuri-te, et Kanryo Higashionna (ou Higaonna) du Naha-Te. Ce style possède officiellement 60 katas. Le Shito-ryu est le style possédant le plus de katas. Maître Mabuni, créateur du style, rajouta au Naha-te et au Shuri-te des techniques souples de mains comme des blocages circulaires et des attaques de poings à courte distance qui lui furent nécessaires dans l'exercice de son métier de policier. Ce style utilise des coups de poings souples et les coups de pieds visent les parties médianes du corps. Autres styles et écoles
Kyokushinkai
Kyokushinkai (L’école de « l’Ultime Vérité ») est un style créé en 1964 par Masutatsu Oyama à partir du Goju-ryu et de quelques éléments du Shotokan. Le karaté Kyokushin est basé sur le combat au contact, ce qui en fera d'ailleurs sa particularité: Pour les plus enhardis de ses karatékas, Maître Oyama a créé une épreuve que chacun peut présenter quand il le désire: l'épreuve des 100 combats. Son fondateur inscrira son école dans la légende en participant à différentes formes de démonstrations et de casses spectaculaires. Avec plus de douze millions de pratiquants à travers les 5 continents[réf. nécessaire], le kyokushinkai est le style de karaté do le plus pratiqué. Shidokan Le Shidokan est une discipline moderne en constante évolution, qui sait perpétuer la philosophie et l'éthique des arts martiaux ancestraux. Apparaissant comme l'un des styles les plus durs, les plus efficaces et les plus intransigeants, il devient incontournable pour les guerriers d'aujourd'hui. Son fondateur, Maître Yoshiji Soeno, est né le 29 septembre 1947 à Tokorozawa, Département de Saitama. Il est le descendant direct d’une famille de samouraïs. Il expérimente au Japon les arts martiaux suivants : judo, wado kaï, kendo, boxe et fait ses armes au Karaté Kyokushinkaï sous la tutelle de Masutatsu Oyama et de trois de ses disciples : Tadashi Nakamura, Kenji Kurozaki et Akio Fujihara, pendant de nombreuses années.
Uechi-ryu
Style de Karatedo okinawaïen hérité de l'enseignement de Kanbun Uechi. Kanbun Uechi naquit à Okinawa le 5 mai 1877. Son père était un paysan et la famille Uechi vivait très modestement. Homme tranquille, très doux, le père se faisait souvent embêter par ses voisins. Aussi, le jeune Kanbun décida-t-il d’apprendre les arts martiaux pour devenir fort et respecté. À l’âge de vingt ans, pour éviter la conscription, il partit en Chine. Là, en 1897, dans la province de Fujian, il fit la connaissance d’un maître chinois Zhou Zihe (Shu Shiwa en okinawaïen). Shu Shiwa, expert d’une école de boxe chinoise du nom de pangainoon, va enseigner ce style à Kanbun pendant dix ans. Le pangainoon est basé sur les boxes du tigre, de la grue et du dragon. Son originalité est le travail main ouverte, les coups portés avec la pointe des orteils, des piques aux yeux, des blocages circulaires, ... Kanbun Uechi, sous la surveillance de son Maître Shu Shi Wa obtiendra son Menkyo Kaiden (diplôme de professeur), et fondera ensuite un dojo en Chine dans lequel il enseigna 3 ans, ce qui fit un séjour de 13 ans dans ce pays ; c’est en 1909 qu’il retourne finalement à Okinawa. Le style associe l'attaque et la défense dans un même mouvement et favorise l'endurcissement du corps pour l'attaque et la défense, notamment lors du kata Sanchin.
Saiko Shihan Osamu Hirano réalisant le kata Sanchin, le kata "phare" du Goju-Ryu.
Goju-Ryu KuYuKai
Sous l'impulsion de plusieurs élèves de Gogen Yamaguchi, certaines écoles Goju ont abandonné de la dureté au profit d'une plus grande fluidité. C'est le cas du Goju-Ryu KuYuKai enseigné par Maître Osamu Hirano. À titre d'exemple, Sanchin, le kata respiratoire symbole du Goju (du même nom que la position des pieds), y perd en contraction et sonorité pour y gagner en profondeur. Cette amplitude à l'inspiration et l'expiration lui a d'ailleurs valu de se voir rallongé. De façon générale, les frappes elles-mêmes, se sont déliées avec pour conséquence une fluidité accrue des enchaînements.
Karate-do Shotokaï Egami-ryu
Association fondée en 1935 par les disciples de Gichin Funakoshi mais ne devient un style de Karaté à part entière qu’en 1957 sous l’égide de Shigeru Egami. Ce style se veut être le prolongement des recherches de Yoshitaka Funakoshi (Shotokan) et intègre des techniques et notions propres à l’aïkido afin de rendre la méthode davantage en rapport avec les traditions martiales japonaises (Budo). Deux courants prédominent le shotokaï actuel, celui de Tetsuji Murakami (également subdivisé en plusieurs associations du fait de sa mort et de la dispersion de ses élèves : Kiseikai, Shotokaï Europe, Mushinkai… Shotokaï Egami Do) et celui de Mitsusuke Harada.
Shorin-ryu
Article détaillé : Shorin-ryu.
(style de Shaolin) est le style le plus ancien mais connaissant de multiples variantes. C'est le style le plus pratiqué à Okinawa. Il provient du Shuri-te d'Okinawa.

Matsumura Sokon, fondateur du Shorin-Ryu.
Shorinji ryu
Article détaillé : Shorin-ryu.
« L'école du temple de la petite forêt », en référence au temple de Shaolin, à l'origine du style shuri-te sur l'île d'Okinawa ; créé par Joen Nagazato lui-même élève de Chotoku Kyan, cette école contient à l'origine 9 kata que Kyan a enseigné à Nagazato et que ce dernier a voulu préserver tels quels. Ce style a connu par la suite quelques variantes selon qu'il fut enseigné par des Okinawaïens ou des Japonais de Honshu. En France, le shorinji-ryu a été développé sous l'influence de sensei Richard Kim ; le style a intégré des techniques provenant du Naha-te comme du Tomari-te tout en conservant la fluidité du shuri-te. Certains kata de kobudo sont également enseignés.
Shorinjiryu Kenkoken
Shinan Masayoshi Kori Hisataka, créateur du Shorinjiryu Kenkoken, est né le 22 avril 1907 sur l’île d’Okinawa. Il étudia avec de nombreux grands maîtres des arts martiaux tout le long de sa vie. Ces premiers enseignants d’art martiaux furent son père, son grand père et son oncle qui lui enseignèrent la pratique familiale du kudaka-ryu. Par la suite, alors qu’il était encore jeune, il commença son étude des arts martiaux dans les écoles du maître Anko Azato. Le maître Anko Azato était alors considéré un expert du karaté d’Okinawa et de la manipulation du sabre. Il est dit que celui-ci aurait appris à Shihan Masayoshi Kori Hisataka une forme particulière du kata nijushiho. Certain affirme également que Shihan Masayoshi Kori Hisataka aurait étudié avec les maîtres Anko Itosu, Kanryo Higaonna et Chojun Miyagi alors que ceux-ci faisait l’introduction du karaté dans les écoles d’Okinawa. Alors qu’il était adolescent, Shinan Masayoshi Kori Hisataka aurait passé quelque temps sur l’île japonaise de Kyushu où il aurait appris le jujustu. Cependant, très peu d’information est disponible à ce sujet. Il étudia également la manipulation des armes avec Ufuchiku Kanegushiku à la demande de la famille Hisataka. Sa pratique des armes se concentra alors particulièrement sur les sai, le bo et le jo. Cependant, son principal instructeur dans les arts martiaux fut le maître Chotoku Kyan, lui-même un étudiant du maître Anko Azato et l’un des meilleurs maîtres des arts martiaux d’Okinawa à l’époque. Maître Chotoku Kyan aurait enseigné à l’époque plusieurs caractéristiques clefs du Shorinjiryu d’aujourd’hui à Shinan Masayoshi Kori Hisataka tels que l’utilisation d’un poing vertical, le déhanchement et les esquives. Il commença son étude du karatédo avec ce dernier en 1919.

Shinan Masayoshi Kori Hisataka, fondateur du Shorinjiryu Kenkoken. En 1929, il fit une tournée à Taiwan en compagnie du maître Chotoko Kyan et du maître Ryosei Kuwae. Ils firent alors plusieurs démonstrations et apprirent de différents adeptes locaux des arts martiaux. Une légende dit d’ailleurs qu’il ne perdit aucun combat lors de cette tournée. Voulant toujours améliorer ses habiletés, il partit en Chine perfectionner l’art du Shorinjiryu-Kempo. Au début des années 1930, il voyagea dans différents pays dont la Thaïlande, la Corée, la Birmanie, l’Afghanistan, la Russie et la Mongolie perfectionnant à chaque location sa connaissance des arts martiaux. Toujours dans les années 1930, il se rendit à Tokyo afin d’étudier le judo sous la tutelle du maître Sanpo Toku. En une seule année, Shinan Masayoshi Kori Hisataka serait parvenu au rang de ceinture noire quatrième dan. Il étudia également le Kendo lors de cette période et aurait fait une tourné du Japon en compagnie du maître Chotoku Kyan. Vers la fin des années 1930, après le début des hostilités entre la Chine et le Japon, Shinan Masayoshi Kori Hisataka fut posté en Manchourie. Lors de son séjour, il prit l’opportunité de s’entraîner avec le maître Minoru Mochizuki, un étudiant du fondateur du judo, maître Jigoro Kano, et du fondateur de l’aïkido, maître Morihei Ueshiba. Il est dit que certaines des techniques du karatédo shorinjiryu auraient été influencées par maître Minoru Mochizuki. Il aurait également étudié un art martial chinois connu sous le nom de Baji Quan lors de son séjour là bas. Quelques années plus tard, à la fin de la guerre et à la suite du décès de son principal instructeur Maître Chotoku Kyan, il fonda les écoles de karatédo Shorinjiryu Kenkokan afin de promouvoir la santé et la discipline. Shinan Masayoshi Kori Hisataka créa ainsi son propre style de karaté, le Shorinjiryu Kenkoken dérivé du karaté lui ayant été enseigné par maître Anko Azato et maître Chotoku Kyan, du judo, du jujutsu, de l’aikijutsu et de différents arts martiaux chinois. Il ouvrit sa première école de Karatédo shorinjiryu en 1947. Il continua alors à développer son art en utilisant ses connaissances de différents arts martiaux japonais, chinois et d’Okinawa et ses nombreuses années de pratique. Il mit alors l’accent sur le développement de l’individu tant sur le plan physique que mental, principe qui devint en quelque sorte sa devise. Il mit également une grande importance sur les différents aspects qui caractérisent aujourd’hui le shorinjiryu tels que l’utilisation de toute la force du corps dans les techniques (le déhanchement), l’utilisation du talon lors de certains coups de pied, la position verticale du poing lors des coups de poing, l’apprentissage et l’exécution de kumités, les positions relativement hautes, l’utilisation d’esquives en préférence aux bloques et l’utilisation de bogus pour plus de sécurité.
Seido
De Sensei Tadashi Nakamura
Kobudo
Style utilisant les armes agraires comme le sansetsukon ,le nunchaku , les tonfa (manivelle de moulin), le Bô. Ces armes étaient utilisées par les agriculteurs pour se défendre contre les envahisseurs et les pirates.
Nanbudo
Fondé par Yoshinao Nanbu, qui est également le fondateur de l'école Sankukaï
Yoseikan Budo
Art martial fondé par Maître Hiroo Mochizuki, le Yoseikan Budo est une des disciplines associées de la fédération française de Karaté (FFKDA).

Kenshikan Kenpo Karate Do
(Branche du Shito Ryu), créée par Maître Kenji Kusano. Voir à ce sujet le site Tokitsu-Ryu Jiseidô : Jisei Budô (Jisei Karatédô & TaiChi de combat) Synthèse de différentes écoles chinoises et japonaises, le Tokitsu-ryu Jiseidô est une méthode fondée sur l'intégration de la respiration, de l'énergie et de l'action martiale via l'art de la percussion. Développée en plus de 30 ans d'études et de recherches menées par Maître Kenji Tokitsu - 9° Dan, la méthode fait sienne le concept profondément ancré dans la culture orientale selon lequel le corps et l'esprit forment une unité indissoluble. Le Jisei-dô est le produit d’une fusion du karaté, de l’art du sabre Japonais, du yi chuan, et du kikô de la méthode du Dr Yayama. Voir le site à ce sujet.
Shinshokaï
Le shinshokai est un style de karaté développé en Belgique (Europe) par le Sensei Jacques Debatty (Shotokan 6° dan FMK) destiné à l’origine pour les personnes souffrant d’un handicap physique. Depuis les années 1980, le créateur de ce style a recherché au travers de la pratique avec des personnes souffrant d’un handicap à développer une méthode adaptée qui leur permet de surmonter leurs difficultés, d’être revalidées et d’atteindre une connaissance adaptée du karaté. La richesse de cette méthode n’est pas seulement d’avoir créé une technique spécifique pour les moins valides mais de l’avoir adapté pour l’enseigner aux valides ce qui permet à chacun de développer son mental, son aptitude au combat de survie en s’imposant un handicap dans toutes les pratiques du karaté : kihon, kata, kumite.
Yoshukai
Kenpo ou Kempo-ryu
Le kenpo ou voie du poing, renvoi à un certain nombre de pratiques martiales d'origine Japonaise, qui vont s'étendre dans le monde, par l'intermédiaire de l'ile d'Okinawa, puis de l'Ile d'Hawai. Certains l'assimilent au karaté japonais: cependant, c'est un système qui a son identité propre; Identité qui s'est renforcée au fil du temps. Le grand-maitre Mitose James va introduire ce système dans l'ile, puis certains de ses élèves donc le professeur William K.S Chow, vont le modifier. Ce dernier, formera quelques élèves à l'origine d'autres systèmes de kenpo. Parmi les plus connus, on aura: Le maitre Ed Parker, fondateur de l'américan kenpo; Le maitre Emperado, fondateur du kajukenbo. Plusieurs autres comme Nick Cerio ont pris le style pour le modifier, lui ajouter des modifications et des préférences. Ce style possède des bloquages, des coups circulaires ainsi que des frappes et des bloques directs. Les katas sont nombreux et très importants. Les coups de pied sont très présents dans ce style.
Daido-juku
Forme de karaté dur, héritier du Kyokushinkai fondé en 1981 par Maître Takashi Azuma. Maître Azuma est né en 1949 à Kenennuma dans la province de Miyagi au Japon. Il commence les arts martiaux par la pratique du Judo, en 1971 Azuma Senseï découvre le Karaté Kyokushinkai et deviendra le disciple de Maître Oyama Masutatsu fondateur du Kyokushin Karaté. Il semble qu'après une altercation dans la rue, Azuma a compris l'utilité des frappes au visage (interdites en Kyokushinkai) et créa donc son style le Daido Juku Karaté. Le Daido Juku est un style complet qui pratique le combat au sol, les projections et bien sûr le combat pieds poings avec droit de frapper au visage. Environ 2/3 du travail est constitué de frappes: poings, pieds, genoux, coudes et 1/3 du travail est constitué de projections et de combat au sol. Ce qui a fait l'originalité du Daido Juku fut le casque que portent les combattants lors des combat, ce casque a été mit au point par Azuma Senseï pour éviter que les pratiquants aient des troubles cérébraux comme certains pratiquants en ont après leur carrière, tel que Mohamed Ali (et se rapproche sur ce point du karaté Mumonkai). La compétition se déroule au K-O, on y utilise toute la panoplie du Daido Juku, le combat au sol est limité à trente secondes, les frappes au sol sont autorisées sauf à partir de la position montée où elles sont simulées. Un décompte des points a lieu si aucun des participants n'est K-O ou ait abandonné. Le ippon rapporte des points, toutes comme les amenées au sol, etc20.
Mumonkai karaté
(l'École de la Porte de la vacuité)Créé au début des années 1970 par Togashi Yoshimoto ancien pratiquant de karaté kyokushinkaï. Le Mumonkai se caractérise par sa garde particulière ou le poing arrière est chargé comme une flèche prête à être décochée sur l'adversaire et ses katas spécifiques. Les règles de compétitions sont proches voire identiques à celles du Kyokushinkaï à la différence prêt que les frappes au visage sont autorisées car les combattants en Mumonkai utilisent un casque intégral (inspiré ou identique à celui du Daïdo-juku)21. Lexique des termes japonais couramment utilisés au karaté

Les trois mots en gras sont les trois niveaux d'attaque différents.
Mot japonais Traduction française
Age Lever, remonter
Atemi Frappe
Barai Balayer
Chudan Niveau moyen (abdomen)
Dan Niveau, degré, grade pour une ceinture noire
Dachi/Tachi Position
Dojo Endroit où l'on apprend la voie, où se pratique le karaté
Enpi (ou Hiji) Coude
Gedan Niveau bas (jambes)
Geri/Keri Attaque de la jambe (coup de pied)
Gyaku Contraire, opposé
Haito Tranchant intérieur de la main (côté pouce)
Hajime Commencez !
Hara Ventre
Hiza Genou
Jodan Niveau haut (visage)
Karate Main vide
Kansetsu Geri Coup de pied cassant (pratiqué au niveau des genoux)
Kime Décisif, « décision ultime », force
Kyu Classe, grade avant le dan
Mae Geri Coup de pied de face
Mawashi Geri Coup de pied circulaire
Morote À deux mains
Nukite Pique des doigts de la main
Oi Tsuki Coup de poing en poursuite
Rei Salut
Ryu Méthode, école
Sabaki Esquiver, tourner
Sensei Professeur, Maître
Shuto Tranchant extérieur de la main
Sokuto Tranchant du pied
Soto Extérieur
Tatami Tapis en paille de riz
Tori Celui qui attaque
Tsuki/zuki Attaque directe (utilisé pour le poing)
Uchi Intérieur
Ude Avant-bras
Uke Celui qui se défend
Ura Opposé, arrière
Ushiro Derrière
Wado Colombe
Yame Arrêtez !
Yoko Côté
Codes et pratiques
Combat entre Marko Luhamaa et Mohanad Mohamed, lors du championnat du monde, en 2006. Chaque cours commence et se termine par une courte méditation et par le salut (rei), les élèves faisant face au professeur ou sensei. Parfois aussi, les plus gradés ou anciens (sempai) sont situés légèrement à part et saluent le sensei séparément en plus du salut à tous. Le salut se fait en silence et avec respect mutuel. Les séances d'apprentissage commencent habituellement (même si ce n'est pas codifié) par un échauffement (ou préparation physique) qui prépare les muscles et articulations à l'entraînement proprement dit. On adaptera l'échauffement à l'entraînement qui suivra en insistant sur la souplesse, l'endurance ou encore la force physique. L'entraînement peut se composer de kihon (ou drill) qui est constitué de répétitions et/ou enchaînements de mouvements; de l'apprentissage de un ou plusieurs kata (combat imaginaire codifié contre un ou plusieurs adversaires), de l'assimilation de bunkai (ou application du kata au combat) et enfin de kumite (ou combat), lequel pouvait être souple (ju-kumite) pour s'échauffer et tester des techniques ou plus codifié pour apprendre la prise de distance et les tactiques de combat (ippon kumite, sambon kumite, gohon kumite, pinan kumite, oyo kumite).